Méditation de decarte

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  • Publié le : 18 novembre 2009
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1) Descartes reprend le thème du doute et lui donne une forme général, pour l’amener à la vérité
Thèse : Descartes expose les raisons de douter et les choses dont on peut douter. Il met l'accent sur l'objet du doute, Des choses que l'on peut révoquer en doute
Les étapes de l’argumentation : 1ère condition: il suffira pour douter, de la plus légère incertitude, pas besoin d'une faussetéévidente. 2ème condition: la ruine du principe entraînant celle de s'attaque aux principes.

Problématique : La recherche de la vérité, à laquelle s'adonnent philosophes et savants, passe par la ruine préalable de l'opinion. Il y va de la "fermeté et de la solidité" de la pensée. Le rejet de l'opinion est la condition première et sine qua non de l'instauration de la pensée en même temps qu'il en est ladémarche primordiale. L'opinion est l'ennemi numéro un (de la pensée) à abattre.

2)
La destruction de ses anciennes opinions à laquelle Descartes s'est livré atteint son terme avec le rejet des certitudes rationnelles. Des deux sources traditionnellement reconnues à la connaissance, aucune n'a résisté au doute que Descartes a fait peser sur elles. Aussi conclut-il "qu'il est nécessaire queje m'arrête et suspende désormais mon jugement sur ces pensées et que je ne leur donne pas plus de créance, que je ferais à des choses qui me paraîtraient évidemment fausses, si je désire trouver quelque chose de constant et d'assuré dans les sciences".
La certitude mathématique a besoin d'être fondée ( et avec elle, la science ) et c'est le sens même des Méditations.

Jusqu'ici lesconnaissances que Descartes a toujours tenues pour les plus certaines (cf. Discours, Principes infra) à savoir les notions, les propositions (et les raisonnements) mathématiques, ont résisté aux attaques destructrices du doute. Elles ont échappé au naufrage des certitudes sensibles par la découverte des "natures simples", à l'abri de tout soupçon (et qui sont à l'homme de sciences ce que sont les couleursau peintre).
Pourtant la certitude mathématique (prototype de la certitude rationnelle) si elle est bien supérieure à la certitude sensible, ne satisfait pas pleinement Descartes. L'expérience lui montre qu'on peut se méprendre en raisonnant, qu'on peut commettre de faux raisonnement

2) b) Descartes est maintenant parvenu au terme de son entreprise de destruction : de toutes ses anciennesopinions, aucune n'a résisté au doute. Dès lors il ne lui reste plus qu'à suspendre son jugement s'il veut trouver quelque chose d'assuré et de constant dans les sciences. Mais la suspension du jugement n'est pas aisée à maintenir.
- La croyance spontanée, ayant à la fois pour elle la force de la vie et une plus grande probabilité, tend à reprendre le dessus. D'autre part la faillibilité de lamémoire (et l'affaiblissement que le souvenir implique toujours) va rendre précaires les raisons de douter jusque là évoquées.
- Descartes, soucieux de ne pas se laisser aller à ses anciennes opinions, va donc devoir trouver un moyen de leur résister.
C'est le sens du "parti contraire", réclamé par la prudence d'une pensée usant de sa liberté pour ne pas se laisser prendre au piège duvraisemblable, de l'opinable. Il s'agit pour Descartes d'assurer la suspension de son jugement, de faire en sorte qu'il ne penche pas plus d'un côté que de l'autre (plateaux de la balance : crédulité, défiance).
Étant donné qu'il a tendance à pencher du côté de la crédulité, Descartes se trouve dans l'obligation de leur opposer un contrepoids : d'accentuer sa défiance. Comment ? En "feignant" que toutes sespensées sont fausses et imaginaires et non seulement douteuses ou simplement vraisemblables. Autrement dit en radicalisant son doute.

3) Le doute a toujours eu, dans la philosophie et dans l'Histoire, une place ambiguë. Certains l'ont érigé en règle pour comprendre le monde, d'autres lui reprochent d'être la marque de l'inconstance de l'homme.
Mais la vérité demeure bien souvent cachée et...