Ma vie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1019 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Comme tous les samedis après-midi , vous sortez avec vos amis épuisé après une semaine de travail " épouvantable " . Par chance , c'est la periode des soldes et les grands magasins débordants de promotions et autres affaires du jour ne cessent d'attirer votre attention . Des amas de vêtements s'accumulent entre les rayons pour votre plus grand bonheur . Une petite robe fleurie par çi , untee-shirt à 5 euros par la .. que vous ne porterez surement qu'une seule fois, et qui finira par moisir dans votre armoire ! Vous achetez , vous achetez , vous achetez encore et toujours des vêtements par milliers ! Mesdames et messieurs , il convient de vous éclairer sur l'horreur qui se cache derrière le prêt à porter de nos grandes enseignes .Pourquoi ces vêtements sont-ils si peu chers ? Oh , lamarque n'y perd pas , et vous non plus rassurez vous ! Nous nous dressons aujourd'hui devant vous pour dénoncer un système d'exploitation moderne que subissent les quelques 250 000 jeunes filles dans de véritables usines prisons .
Il faut savoir que de nombreuses entreprises françaises délocalisent leurs usines dans des pays où le coût de la main d'oeuvre est dérisoire. Elles ont donc des attachesen Inde , notamment au Tamil Nadu ( Etat du sud du pays ) qui concentre une importante industrie textile destinée à l'exportation dans les pays occidentaux .Ce sont les groupes que nous cotoyons tous au quotidien tels Pimkie , Decathlon , Gap , H&M , Zara, Primark , C&A, Carrefour , Kiabi ..
Nous nous interessons à KPR immense groupe textile indien comportant 5 usines illustrant parfaitementla définition de l'usine " MADE IN INDIA "
En quoi les conditions de travail sont elles inhumaines ? Les ouvrières , très jeunes ( Quel âge ? Le tien ! ) sont arrachées à la misère de leur campagne pour une misère plus terrible encore. Elles sont enfermées dans un atelier où elles travaillent dans des conditions épuisantes et dangereuses . 6 jours sur 7 elles sont assises devant leur machine àcoudre environ 12 h par jour. Ces jeunes filles , complètement coupées du monde , privées de toute liberté et n'ayant que 8 jours tous les 6 mois pour voir leurs familles . Elles sont littéralement emprisonnées dans l'usine , réduites à dormir à 12 dans des chambres de 10m², pièces vides et délabrées où elles dorment à même le sol .
Et tout ça pour quoi ? Réaliser le rêve de toute jeune fillesindienne : le mariage . En effet , l'entreprise promet au bout de 3 ans de leur verser entre 30000 et 50000 roupies ( 500 à 800 euros) permettant de payer leur dot : c'est le système Summangali . Mais , pour la plupart , les jeunes filles ne tiennent pas cette durée de 3 ans à causes des maladies .. N'ayant pas de contrat , elles tirent un trait définitif sur leur rêve naif de mariage . C'est uneréelle atteinte à la dignité que les réalisent les chefs d'entreprises qui les exploitent .
Mais justement , comment les patrons justifient-ils une telle exploitation ? Le directeur adjoint de KPR soutient que les normes sont respectées .Il nie le fait que le summangali soit un travail forcé, et afffirme même que les ouvrières viennent la de leur plein gré . Mensonges ! Des agents qui touchent500 roupies par fille amenée à l’usine, sillonnent les campagnes, repèrent les familles pauvres. Précisons , des jeunes filles . Beaucoup plus dociles , cela va de soi . Ils les convainquent, expliquent que les jeunes filles sont bien nourries,toutes sortes d’activités sportives, récréatives et spirituelles, en bref une expérience entre nirvana et club de vacances : ils vendent du rêve . Ce quiles attend est bien moins attirant . KPR reprend vite d'une main le peu qu'elle a donné de l'autre . Ce qui donne lieu à de misérables salaires de 0.33 centimes la journée . A coté de ça , le profit de l'entreprise est gigantesque : 28 millions d'euros par an , et les chiffres doublent chaque année .
En quoi sont ils responsables des sequelles morales et physiques sur ces jeunes filles. La...
tracking img