Machine infernamle

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  • Publié le : 9 mai 2011
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Le génial Jean Cocteau a revisité le mythe d'Oedipe qu'il a remis à sa sauce... J'ai lu la version de Sophocle et je trouve que la version de Cocteau est très supérieure... surtout le passage avec la rencontre d'Oedipe et du sphinx... à croire que Cocteau a fait des rajouts.. attribués à tort à Sophocle, alors que c'est l'oeuvre de Cocteau. Alors, même si on connait l'histoire, je sollicite noschers critiqueurs de critiques libres de se plonger dans cette version, ça changera d'Amélie Nothomb... un autre monde, rempli de poésie. La version de Jean Anouilh est aussi remarquable mais différente de Cocteau...
Le mythe d'Œdipe, tout le monde le connaît. Mais Jean Cocteau le revisite, y ajoute des petits trucs par ci par là, donne un effet final complétement tragique et beau...
Une perle dutragi-comique. J'ai beaucoup aimé les touches d'humour que Cocteau a disséminé tout au long du texte, à propos d'un épisode mythique assez tragique.
Le mythe d'Œdipe est un mythe fondateur en Occident. C'est sans doute la raison pour laquelle Cocteau a voulu proposer cette vision originale du mythe après sa traduction de l'Œdipe-Roi de Sophocle.

Sur les remparts de Thèbes, le fantôme deLaïos essaie en vain de prévenir Jocaste et Tirésias du malheur dont les Dieux désirent accabler Thèbes. Mais ces efforts sont vains car déjà Œdipe s'avance vers le Sphinx qui le laisse échapper pour ne pas stopper la farce cruelle ourdie par les Dieux qui doit faire d'Œdipe, meurtrier de son père, le mari de sa mère Jocaste dont il provoquera la mort avant de se crever les yeux.

La pièce de JeanCocteau, héritière de Sophocle mais aussi de Shakespeare et de Freud, revisite de manière originale le mythe d'Œdipe en laissant notamment sa place à un érotisme trouble entre Œdipe et le Sphinx et incestueux entre Œdipe et Jocaste. Cocteau y développe le thème d'une machine infernale lancée par les Dieux cruels contre les Labdacides en multipliant les mises en abyme et les allusions au dénouement,particulièrement frappants et évocateurs pour un mythe aussi connu que celui d'Œdipe. Cocteau exagère même en exigeant une Jocaste friande de beaux jeunes hommes qui pourraient avoir l'âge de son fils. La construction de la pièce en elle-même est originale : les quatre actes séparés par les monologues didactiques de La Voix présentent des épisodes séparés du mythe. Le second qui montre larencontre entre Œdipe et le Sphinx est ainsi particulièrement réussi. Le Sphinx ou plutôt la Sphinge remet en cause son rôle, se refuse à donner la mort aux jeunes gens, badine sous l'aspect d'une jeune fille avec le bouillant Œdipe avant de se révéler à lui sous sa forme de Sphinx puis de lui donner la réponse à la devinette pour que la machine infernale puisse continuer. L'acte se veut spectaculairemais aussi profondément philosophique bien loin du dénouement du quatrième acte, sorte de raccourci expéditif de l'Œdipe-Roi de Sophocle qui ferme presque abruptement la pièce.
dire que j'ai été agréablement surprise par le choix. Après avoir décortiqué Les Confessions de ce cher Rousseau, nous voici plongés dans le mythe antique d'Oedipe qui tue son père et "couche" avec sa mère ... Terrible maisextraordinairement modernisé par Cocteau
revisite avec brio les mythes fondateurs de notre civilisation, ici celui d'Oedipe. Mais prétendre que "la version de Cocteau est très supérieure" à celle de Sophocle me semble assez surréaliste. D'abord, pourquoi les mettre en compétition? Ensuite, pourquoi ne pas mettre aussi en compétition les athlètes grecs des premières olympiades et nosprofessionnels du coubertinage, la tour Eiffel et le Parthénon? Comment comparer des objets (au sens large) produits dans des conditions historiques, politiques, culturelles, religieuses, littéraires aussi différentes que le Vème siècle avant JC et le XXème siècle après le même? Comment considérer une reprise comme supérieure à son original produit 25 siècles avant (et qui "tient encore la route", sinon...
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