Madame bovary, citation

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Extraits de la correspondance de Gustave Flaubert" J'ai le regard penché sur les mousses de moisissure de l'âme. Il y loin de là aux flamboiements mythologiques et théologiques de Saint Antoine. Etde même que le sujet est différent, j'écris dans un tout autre procédé. Je veux qu'il n'y ait pas dans mon livre un seul mouvement, ni une seule réflexion de l'auteur."
A Louise Colet,  8 février 1852 
" Toute la valeur de mon livre, s'il en a une, sera d'avoir su marcher droit sur un cheveu, suspendu entre le double abîme du lyrisme et du vulgaire (que je veux fondre dans une analysenarrative). "
A Louise Colet, 20 mars 1852
 
" Croyez-vous donc que cette ignoble réalité, dont la reproduction vous dégoûte, ne me fasse tout autant qu'à vous sauter le coeur ? Si vous me connaissiezdavantage, vous sauriez que j'ai la vie ordinaire en exécration. Je m'en suis toujours, personnellement, écarté autant que j'ai pu. - Mais esthétiquement j'ai voulu, cette fois, et rien que cette fois, lapratiquer à fond. Aussi ai-je pris la chose d'une manière héroïque, j'entends minutieuse, en acceptant tout, en disant tout, en peignant tout (expression ambitieuse). "
A Léon Laurent-Pichat, 2octobre 1856
 
" On me croit épris du réel, tandis que je l'exècre. C'est en haine du réalisme que j'ai entrepris ce roman. Mais je n'en déteste pas moins la fausse idéalité, dont nous sommes bernés parle temps qui court. "
A Edma Roger des Genettes, 30 octobre 1856
 
" Madame Bovary n'a rien de vrai. C'est une histoire totalement inventée ; je n'y ai rien ni de mes sentiments, ni de monexistence. L'illusion (s'il y en a une) vient au contraire de l'impersonnalité de l'oeuvre. C'est un de mes principes, qu'il ne faut pas s'écrire. L'artiste doit être dans son oeuvre comme Dieu dans lacréation, invisible et tout puissant ; qu'on le sente partout, mais qu'on ne le voie pas. "
A Mlle Leroyer de Chantepie, 18 mars 1857
 
" Quand j'écrivais l'empoisonnement de Madame Bovary j'avais si...
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