Mademoiselle sauve-qui-peut

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1770 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 29 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Doumi Amandine Session 2010
Master 1ère année

Rapport de stage
Littérature de jeunesse

L‘œuvre choisie « Mademoiselle Sauve-qui-peut » de Philippe Corentin, l’école des loisirs, est un album datant de 1996. Philippe Corentin, d’abord dessinateur dans une revue, se lance dans le dessin d’humour. Il devientensuite l’un des auteurs/illustrateurs de jeunesse les plus appréciés et commentés. Son humour, un brin moqueur, aide à surmonter les angoisses des enfants comme la peur du loup, la peur dans le noir ou encore les relations avec les autres. Corentin, s’est construit un univers singulier. Chacune de ses œuvres se reconnaît alors entre toutes à « ses airs de ressemblances ». L’exploration de sonunivers se fait à l’occasion de la lecture de ce livre mais elle doit s’approfondir avec la connaissance d’autres œuvres du même auteur. Par « univers » j’entends homogénéité qui peut-être une homogénéité diégétique: un monde fictionnel peuplé de personnages récurrents ou présentant des similitudes. En effet dans « Mademoiselle Sauve-qui-peut » les personnages présentent les même caractéristiques quedans les autres albums. Corentin utilise les même techniques graphiques pour chaque personnage et a souvent recours à des couleurs vives (vert, rose, rouge, jaune-orange,…); Mademoiselle Sauve-qui-peut est une fillette aux cheveux roux vêtue d’une robe verte. Ces couleurs ne sont pas choisies par hasard par l’illustrateur. La vivacité des couleurs permet de reconnaître rapidement MademoiselleSauve-qui-peut dans les images insérées dans un cadre et dont les dimensions de chacune sont identiques. Ces couleurs ont peut être aussi été choisies pour traduire la vivacité et l’énergie de la petite fille.

D’autre part cet album fait écho au conte traditionnel « Le petit chaperon rouge » et même si la robe verte ne nous permet pas de faire de relation avec le conte traditionnel c’est lacouleur rousse des cheveux de Mademoiselle sauve-qui-peut et la récurrence de la couleur rouge surtout dans les illustrations à la fin de l’album lorsque la fillette fait référence directement au « Petit Chaperon Rouge » qui nous permet de faire ce lien.
Philippe Corentin à la fois auteur et illustrateur implique une lecture avec image; le texte présente des incomplétudes que comblent délibérémentles images. C’est le cas dans plusieurs pages du livre; le texte « Et boum! Et badaboum! Elle était infatigable. » ne nous permet pas de savoir concrètement ce que la fillette a fait. C’est l’image qui va venir compléter le texte qui va nous permettre de le savoir; Mademoiselle Sauve-qui-peut a piégé le lapin et le chien en les faisant tomber. De plus dès la première page de l’histoire;  « Ilétait une fois une petite fille, la plus espiègle qu’on eût pu voir », le lecteur ne connaît pas Mademoiselle Sauve-qui-peut et donc ne l’a jamais vu auparavant. L’image au-dessus du texte va permettre d’avoir une représentation concrète du mot abstrait « espiègle ». Dès cette première image la couleur est annoncée (dans les 2 sens du terme!); les couleurs vives mais surtout certains traits decaractère de la fillette; maline, elle prend un réel plaisir à embêter les autres qui la fuient et qui d’ailleurs justifie d’emblée son prénom. La justification de son prénom (même s’il est justifié dans le texte) peut cependant être perçue dès la première de couverture sur laquelle on voit la fillette, souriante et tenant à la main une baguette ou un bâton, à cheval sur un cochon qui n’a pas l’aircontent. L’illustration de la première de couverture précède celle de la première page de l’histoire textuelle qui s’inscrit dans une continuité. Les images s’inscrivent dans une suite logique, dans une progression. La progression des illustrations va de paire avec la progression textuelle.
Du point de vue du texte Philippe Corentin utilise des mots simples qui sont à la portée de n’importe quel...
tracking img