"Maison dans la civilisation" freud

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  • Publié le : 18 décembre 2011
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Commentaire de texte.

Malaise dans la civilisation, de Freud

La psychanalyse cherche, depuis sa création, l’origine des névroses afin des les résoudre. Elle constate que chaque homme contient des désirs infantiles, sous forme d’instincts sexuels. C’est la libido. Celles qui ne peuvent pas s’extérioriser, sont refoulées dans l’inconscient. Or, la familleet la société refreinent ces pulsions. Il est donc possible de se demander comment l’éducation participe à la construction de l’individu ?
Pour Freud, chaque homme se retrouve confronté au monde qui nous entoure, à des interdits qui l’empêche de s’épanouir. L’enfant peut alors s’échapper de la réalité pour se réfugier dans la maladie psychologique. Il faut l’amener à uneréflexion sur ses désirs refoulés ou détourner son énergie sexuelle vers d’autres buts. Ces actes extérieurs, qui provoquent l’apparition ou non de névroses, prennent la forme de l’éducation et amène la science psychanalytique à penser son fonctionnement.
Dans le texte Malaise dans la civilisation, il nous est d’abord présenté les causes du refoulement des pulsions. Une instructionstricte réprime l’enfant, ce qui participe a la non formation de son être (l. 4-7). Cette connaissance permet de distinguer les principes qui permettent à l’homme de s’épanouir par des activités transcendantes (l. 7-12) et amène l’auteur à proposer une solution au problème de l’éducation (l. 13-15).
Si, comme le montre Freud, l’enfant présente des pulsions sexuelles, peut on dire,selon la thèse de Rousseau, que l’homme est bon par nature et que c’est la société qui le pervertit ?

Quel est le lien entre l’éducation et la formation de névroses ?
Pour Freud, Un enfant, dont les instincts sont étouffés par des actions extérieures, contient sa nature et produit des « maladies nerveuses ».
Dans le passage, l’auteur expose ce faitprouvé par la psychanalyse, suite à plusieurs observations. D’ailleurs, l’utilisation « d’apprendre » marque bien cette succession de constats qui amènent à sa thèse. Une éducation trop stricte empêche l’enfant de s’exprimer et l’incite à refouler ses désirs qu’il ressent comme malsains. Freud parle de « sévérité indubitablement sans discernement de l’éducation », c’est-à-dire que la famille ou lasociété ne jouent plus leur rôle, du moment où elles n’ont plus cette capacité de l’esprit à juger clairement et sainement les choses. On peut prendre l’exemple d’un homosexuel, qui se sentant rejeté ou incompris par le monde extérieur, peut arriver à réprimer sa propre nature. Il cherche alors une autre influence qui lui permet d’échapper à la réalité de ses désirs: la drogue semble jouer ce rôle,également la religion qui est aussi traduite comme vaine par Freud, dans L’avenir d’une illusion. L’emploi du terme de « préjudice », vis-à-vis « de la capacité d’agir et de la capacité de jouir » de ces personnes, montre bien la perte d’elle-même par le fait d’autrui.
Dans ce sens, l’éducation se retrouve nuisible à l’évolution d’un enfant. Pourtant, elle peut aussi s’adapter etêtre bénéfique.

Dans quelle mesure l’éducation permet à l’individu de s’épanouir, malgré certains désirs irréalisables?
Freud pense que l’enfant ne doit pas contenir ses instincts, mais les canaliser par des processus qui favorisent les qualités humaines.
Dans ce deuxième passage, l’auteur illustre que la psychanalyse, après différentes observations,peut « enseigner » certaines solutions. Freud estime que les désirs infantiles peuvent manifester toute leur énergie et substituer au penchant irréalisable de l’individu un but supérieur, parfois complètement en dehors de la sexualité : la sublimation. Ici, il ne faut pas refouler les instincts de l’enfant (« but primitif »), mais les amener vers d’autres activités (« but plus précieux »)....
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