Mal par le mal

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  • Publié le : 1 mai 2011
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« On ne peut combattre le mal que par un autre mal ». Dans quelle mesure cette phrase de SARTRE tirée de la tragédie Les Mouches, vous parait-elle rendre compte des œuvres au programme ?

Entrée en matière : Le mal est un fait inhérent à la condition humaine. Comme altération du bien , il doit être combattu et ce par tous les moyens possibles quitte parfois à riposter aumal par un autre mal .Présentation de la citation : c’ est dans cet ordre d’idées que s’inscrit la phrase du philosophe français Jean Paul Sartre tirée de sa pièce les Mouches : « on ne peut combattre le mal que par le mal ».Analyse et interprétation de la citation : le propos lapidaire de cette assertion frappe par sa brièveté et surtout sa densité. En effet, la restriction « ne…que »écartetoute possibilité de faire face à la perversité par d’autres moyens outre que la perversité elle-même. Cette phrase ; émise par Oreste, le protagoniste de la dite pièce, trouve son échos dans la version mythologique ; appelé à remédier au mal perpétré par sa mère Clytemnestre en compagnie de son amant Égisthe consistant à tuer le roi Agamemnon, et à usurper le pouvoir ; Oreste doit corriger ce mal parun autre mal celui d’anéantir les coupables et de rétablir l’ordre brisé de la cité. Mais, guérir le mal par un autre mal, soigner la perversité par une autre perversité génère une escalade de sang et entraine ses auteurs vers un cercle vicieux duquel il est difficile de sortir vu que la violence n‘entraine que violence et chaos. Annonce de la problématique : dans quelle mesure est-il possible decombattre le mal ce fléau omniprésent et protéiforme ? Annonce du plan :pour tenter de répondre a cette question et à la lumière de Macbeth de Shakespeare de Profession de foi du vicaire savoyard de rousseau les Ames fortes de Giono, l’intérêt sera porté d’abord sur les possibilités de corriger le mal par le mal avant de mettre l’accent sur d’autres voies susceptibles de faire face au mal pourvoir in fine l’impossibilité d’éradiquer le mal complètement. D’où la nécessite de l’intégrer.

Annonce de la première grande partie: quand il s’agit de faire face à toute forme de perversité, il y’a lieu parfois de riposter au mal par un autre mal. Qu’il s’agisse de mettre un terme à la tyrannie et au despotisme ou d’assouvir une dépravation individuelle inhérente à l’être humain, lerecours au mal pour guérir le mal s’avère indispensable.

Première sous partie: idée majeure de la première sous partie: il va sans dire que quand le mal sévit, et quand toutes les tentatives d’y remédier auraient échoué, l’unique et ultime moyen de le combattre est de le corriger par un autre mal. Arguments: En effet, pour se défendre individuellement ou rétablir l’ordre brisé de lacommunauté, le recours au mal s’avère parfois nécessaire..Exemples tirés des œuvres+citations analysées: il en va ainsi pour Thérèse; l’héroïne des Ames fortes, qui oppose au mal de Firmin, un autre mal plus dévastateur et plus destructeur répondant aux coups encaissés, par d’autres « coups précis qui auraient pu facilement être mortels »p.341.Ainsi, elle riposte à la perversité de son conjoint parune dépravation démoniaque en en ressentant une jouissance diabolique, car « son charmant sourire semblait éclairer la bataille comme un soleil. » p.341.Ce sadisme prononcé n’a d’égal que la rage de Malcolm dans Macbeth. Là encore, le recours au mal comme solution radicale à même de renverser la tyrannie de Macbeth et de rétablir l’ordre de l’Ecosse est judicieux. Malcolm incite Macduff à prendresa revanche de l’usurpateur en ces termes: « que cela soit la pierre aiguisant votre épée! que le chagrin se transforme en colère! ».De cette manière, la force du mal triomphe à la fin de la tragédie. Le méchant est puni certes, mais de la pire des façons; sa tête est décapitée, ce qui témoigne de l’escalade sans répit du mal. Transition sous-partielle: toutefois, ce mal de Macbeth qui s’est...
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