Mangement et analyse

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  • Publié le : 26 janvier 2010
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Analyse comparative

INTRODUCTION

La comparaison est un mode de connaissance ancien et universel. On la retrouve dans toutes les cultures (cf. Pensée du travail de CLAUDE LEVI STRAUSS : « même dans les sociétés dites primitives, il est montré qu’on utilise les mêmes modes de raisonnement que dans nos sociétés, « La Pensée Sauvage »).
( Il s’agit d’unraisonnement par analyse, inductif, déductif ou comparatif, et donc d’un échange de pratiques.

La notion de comparaison est au cœur de notre pensée occidentale : les bases de la philosophie politique apparaissent s’appuyant sur un travail comparatif. Par exemple, la comparaison des différents modes de gouvernement des cités grecs va fonder une classification de ces gouvernements : Quel est lemeilleur gouvernement ?
( D’où une grande compétition entre les différentes philosophies politiques pour des raisons classificatoires.

Avec la notion de comparaison, on peut aboutir à 2 postulats fondamentaux :
- la constatation des différences ce qui permet de faire émerger des typologies 
(Diminution de la complexité du monde
- elle correspond à la recherche de vérité : on doitépuiser l’ensemble de la vérité concrète du monde avec l’accumulation infinie de données qui sont à notre disposition.
(D’où une augmentation de la pertinence de l’analyse.

Si l’on s’attache à ses origines, Hérodote est le premier à établir la notion de comparaison, et la typologie politique établie est reprise et travaillée par les penseurs classiques.

Ils se demandent par exemple dans quelsystème doit-on classe la monarchie constitutionnelle. Car il s’agit d’un régime hybride et qu’il faut aller plus loin que l’analyse des textes (ex : la tyrannie).

Se pose aussi la question sur le temps : Comment passe-t-on d’un modèle à un autre ?
Avec l’analyse comparative, on prend un champ d’étude et on y incorpore différents lieux, on nie le temps puisqu’on met de plus en plus l’accentsur l’espace.

Les philosophes classiques montrent que les régimes évoluent et ne sont pas figés dans le temps = « théorie de l’anacyclosis » d’Aristote.
( On passe de la monarchie à la tyrannie à l’oligarchie, la démocratie et la démagogie.
Finalement on scientifise le raisonnement en comparant.

On peut donc dire que l’idée de regarder par delà nos frontières existe déjà 600 ans avant JC,« l’idée d’un monde fini n’existe plus ». Cette idée est à la source de la philosophie des Lumières : la notion de séparation des pouvoirs apparaît, elle est élaborée par une analyse comparative encore une fois.
En effet MONTESQUIEU qui voyage beaucoup, opère une révolution conceptuelle en écrivant « Les Lettres Persanes », où il se met à la place d’une personne regardant l’institution politiquefrançaise : il déplace le regard et montre les caractéristiques arbitraires du pouvoir en France : c’est une grande critique de ce dernier. 1er exercice d’ethnométhodologie administrative.
( D’où le développement d’une analyse des différents régimes politiques. Il va alors constater que ces régimes peuvent être classés en deux catégories selon leur organisation concrète : séparation et confusion.VOLTAIRE un peu plus tard écrira « Micromégas ».
Tous ces écrits justifient l’idée de regarder plus loin.

1ère partie : Théories et méthodes de l’analyse comparative

I. Pour comparer système politique et administratif

Il y a 4 finalités principales :
- trouver des preuves : objectiver
- se libérer des tendances ethnocentriques
- comprendre le sens des actions selondes contextes différents
- trouver des problématiques communes, ou centrer l’impression d’uniformité : toute divergence aurait alors vocation à disparaître.

L’analyse comparative occupe l’espace intermédiaire entre
- l’universalisme (valeurs et systèmes ont prétention à dominer le monde : Hegel « Vers une homogénéité généralisée)
- et le relativisme (la culture est une...
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