Marcel proust

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  • Publié le : 16 juin 2010
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Du côté de chez Swann

À l'ombre des jeunes filles en fleurs À l'ombre des jeunes filles en fleurs

Du côté de chez Swann est un roman de Marcel Proust, c'est le premier volume de À la recherche du temps perdu. Il est composé de trois parties, dont les titres sont :

Combray
Un amour de Swann
Nom de pays : le nom.

Publication
Proust commence à rédiger « Combray » de façon suivie finmai, début juin 1909. Une pré-publication des fragments de « Combray » paraît dans Le Figaro entre mars 1912 et mars 1913. Le premier tome de La Recherche fut refusé par plusieurs éditeurs, dont Gallimard, avant d'être publié par Grasset à compte d'auteur le 14 novembre 1913.

Combray
Dans Combray, le narrateur raconte son enfance à Combray, sa relation à sa mère dont il réclame la présencele soir avant de se coucher. Il évoque ses premières lectures, notamment François le Champi de George Sand. On voit se dessiner l'univers culturel et affectif d'un personnage dont on va suivre la vie et l'évolution pendant le reste de la Recherche. C'est aussi dans « Combray » qu'apparaît le personnage de Swann et surtout c'est là que naît la fascination du narrateur pour les Guermantes qui ne lequittera qu'une fois qu'il aura pénétré ce milieu qui lui semble si inaccessible et merveilleux.

L'ouverture et les différents « je »
Longtemps, je me suis couché de bonne heure, le célèbre incipit, de la Recherche est énoncé par un narrateur (premier « je ») insomniaque qui se remémore les différentes chambres à coucher de son existence. Il évoque ainsi les souvenirs de Combray (vécus par undeuxième « je », celui du héros), lieu de villégiature de son enfance. Souvenirs tous issus de la mémoire volontaire, c'est-à-dire la mémoire de l'intelligence, celle qui donne sur le passé des renseignements qui ne conservent rien de lui.

Le « je » du narrateur fait l'ouverture et la fermeture de « Combray » (mais de la Recherche aussi bien), il convoque le « je » du héros aux différentesépoques de sa vie. Epoques qui rentreront brusquement en correspondance lors des expériences répétées de mémoire involontaire vécues dans Le temps retrouvé, desquelles émergera le « je » intemporel de l'auteur-narrateur.

Mémoire volontaire et mémoire involontaire
C'est à l'occasion de la célèbre scène de la madeleine que le héros, à une époque bien plus tardive que celle du récit principal deCombray, va vivre sa première expérience de mémoire involontaire (les autres ne suivront que dans Le Temps retrouvé). Dés qu'il eut reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que lui donnait jadis sa tante à Combray, des pans entiers de sa mémoire ressuscitent, comme dans ce jeu où les Japonais s’amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d’eau, de petits morceaux de papierjusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s’étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables.

L'auteur se consacre alors au récit de la vie de la famille du narrateur, de ses domestiques et des habitants de Combray, donnant lieu à des peintures de personnage pleines d'humour (le snobisme del'ingénieur Legrandin, la cruauté de Françoise envers la fille de cuisine...).

Le côté de Méséglise, ou de chez Swann, et le côté de Guermantes
Le narrateur évoque ensuite les promenades quotidiennes effectuées du côté de Méséglise (ou de chez Swann) lorsque le temps était incertain, et du côté de Guermantes lorsque le beau temps le permettait. Ces deux côtés sont les gisements profonds de monsol mental.

Le côté de Méséglise est associé au mauvais temps. C'est le côté des odeurs, surtout celle des aubépines lesquelles le narrateur apprécie énormément jusqu'à verser des larmes en leur disant adieu ; du désir charnel, et de l'échec de l'intelligence. Cherchant à exprimer son ravissement devant la mare de Monjouvain, le héros ne parvient qu'à une éjaculation verbale « zut ! zut !...
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