Marivaux

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DOCUMENT COMPLEMENTAIRE MARIVAUX: Le Cabinet du philosophe. Le Voyageur dans le Nouveau Monde Huitième feuille, 1734 (pages 389-407 de l’édition Classiques Garnier : Journaux et œuvres diverses). Le narrateur, après une déception amoureuse, fait la connaissance d’un homme d'âge mûr qui lui offre de faire un voyage pour se distraire de son chagrin. Ils embarquent. Arrivés à destination, lecicerone du narrateur lui annonce qu'ils sont parvenus dans la France « de ce nouveau monde [ ... ] qui est exactement le double du nôtre. » De fait, ils entrent dans une ville où le narrateur rencontre un homme qui a l'apparence d'un officier de ses amis, Folville, mais qui n'en a que l'apparence car il s'exprime dans une langue nouvelle pour lui. Il interrompt son récit pour préciser : Et pour acheverde m'expliquer là-dessus, par ce Monde vrai, je n'entends pas des hommes qui prononcent précisément ce que je leur fais dire, leur naïveté n'est pas dans leurs mots (j'ai peut~être oublié d'en avertir) : elle est dans la tournure de leur discours, dans l'air qu'ils ont en parlant, dans leur ton, dans leurs gestes, même dans leurs regards : et c'est dans tout ce que je dis là que leurs pensées setrouvent bien nettement, bien ingénument exprimées ; des paroles prononcées ne seraient pas plus claires. Tout cela forme une langue à part qu'il faut entendre, que j'entendais alors dans les autres pour la première fois de ma vie, que j'avais moi-même parlée quelquefois, sans y prendre garde, et sans avoir eu besoin de l'apprendre, parce qu'elle est naturelle et comme forcée dans toutes les âmes.Langue qui n'admet point d'équivoque ; l'âme qui la parle ne prend jamais un mot pour l'autre : et qu'on se ressouvienne que c'est d'après ce qu'on me disait dans cette langue-là, que je rapporte tous les discours que m'ont tenus les personnes avec qui j'ai eu affaire. Revenons à mon histoire.

La réception de Marivaux – paroles de critiques
Texte 1 - Compte rendu du journal Le Mercure.Janvier 1730 : extrait. Voici les remarques qu'on a faites sur cette comédie; nous ne sommes ici que les échos du public. On a dit: 1. qu'il n'est pas vraisemblable que Silvia puisse se persuader qu'un butor tel qu'Arlequin soit ce même Dorante dont on lui a fait une peinture si avantageuse [...] 2. Arlequin, a-t-on dit, ne soutient pas son caractère partout; des choses très jolies succèdent à desgrossièretés [...] 3. On aurait voulu que le second acte eût été le troisième, et l'on croit que cela n'aurait pas été difficile ; la raison qui empêche Silvia de se découvrir après avoir appris que Bourguignon est Dorante, n'étant qu'une petite vanité, ne saurait excuser son silence ; d'ailleurs, Dorante et Silvia étant les objets principaux de la pièce, c'était par leur reconnaissance qu'elle devaitfinir, et non par celle d'Arlequin et de Lisette, qui ne sont que les singes, l'un de son maître, l'autre de sa maîtresse. Au reste, tout le monde convient que la pièce est bien écrite et pleine d'esprit, de sentiment et de délicatesse. Texte 2 - D'Alembert Cette éternelle surprise de l'amour, sujet unique des comédies de Marivaux, est la principale critique qu'il ait essuyé sur le fond de sespièces; car nous ne parlons point encore du style: on l'accuse, avec raison, de n'avoir fait qu'une comédie en vingt façons différentes, et on a dit assez plaisamment que si les comédiens ne jouaient que les ouvrages de Marivaux, ils auraient l'air de ne point changer de pièce. Mais on doit au moins convenir que cette ressemblance est, dans sa monotonie, aussi variée qu'elle le puisse être, et qu'ilfaut une abondance et une subtilité peu communes pour avoir si souvent tourné, avec une espèce de succès, dans une route si étroite et tortueuse. Il se savait gré d'avoir le premier frappé à cette porte, jusqu'alors inconnue au théâtre. D'Alembert, Éloge de Marivaux, 1785. Après vous être renseigné en bibliothèque sur D'Alembert, reformulez les principales critiques qu'il adresse à Marivaux....
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