Marketing lait

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  • Publié le : 16 juin 2010
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Le dossier Forum

Des systèmes de production, des enjeux, des défis…

Les systèmes de collecte du lait en Afrique de l’Ouest : échec ou espoir?
Djiby Dia (djibydia@gmail.com), Cécile Broutin (broutin@gret.org), Guillaume Duteurtre (duteurtre@cirad.fr)________________

A

près l’échec de l’industrialisation laitière en Afrique de l’Ouest, de nombreuses mini laiteries se sont développéesavec plus ou moins de réussite et ont permis une meilleure valorisation de la production locale. Mais cellesci ont besoin d’améliorer leurs dispositifs de collecte et de distribution pour être plus performantes.
le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, la Banque mondiale, l’Unicef, la FAO, a connu un bilan très mitigé, notamment entre  et . … avec les échecs de nombreusestentatives d’industrialisation laitière. L’intensification laitière dans les pays ouest africains a été promue dans le cadre de grands projets de développement industriel. La présence d’une industrie de collecte était censée offrir un cadre structurant à ce modèle intensif. On peut citer l’Office du lait du Niger (Olani), l’Union laitière de Bamako (ULB), l’Union des coopérations laitières du Sénégal(Ucolait). Cependant, ces projets destinés à stimuler la production laitière locale ont presque tous connu d’importantes difficultés de fonctionnement. Au Sénégal, par exemple, l’Union des coopérations laitières (Ucolait) a été créée en  suite aux travaux du Centre de recherche zootechnique (CRZ) de Dahra visant à intensifier la production par des croisements entre une race locale, Gobra, et desraces exotiques (zébus indo-pakistanais). Le projet, appuyé par la FAO, le Pam et l’Unicef, s’est arrêté en , du fait de la sécheresse, de la baisse de production laitière consécutive à des difficultés d’alimentation du bétail, et de problèmes de gestion. Durant les premières années d’exploitation, la collecte annuelle a atteint un volume de   litres, inférieur au seuil de rentabilitéde l’usine et aux objectifs de production, fixés à   litres par jour. L’usine s’est réorientée dans la transformation de la poudre de lait. Le GIE Coplait au Sénégal est un autre exemple d’échec du modèle intensif. Créé plus tard après le déplacement des bovins d’origine pakistanaise de Dahra vers la ferme expérimentale de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) de Sangalkam, oùdes Montbéliardes ont été importées pour mettre sur pied le Projet de développement de la production laitière dans les Niayes, il n’a pas pu résister à la concurrence du lait en poudre importé et aux difficultés d’alimentation du troupeau. L’Office du lait du Niger (Olani) a été également créé en  par le gouvernement du Niger avec l’aide des bailleurs de fonds pour améliorer la santé et l’étatnutritionnel des populations (femmes enceintes et enfants) à travers la consommation de produits laitiers de bonne qualité vendus à des prix accessibles. La faible performance de cette entreprise a conduit, dans le cadre du programme de privatisation initié par l’État du Niger, à sa cession à un groupe de privés nigériens en , puis à sa transformation en société anonyme. L’Union laitière deBamako (ULB), créée en  à Bamako avec le concours de l’Unicef, avait pour objectif de fournir du lait à la population de Bamako et à sa banlieue à un prix accessible, de contribuer à la promotion de la production du lait local. De  à , elle a obtenu une assistance du Pam, lui permettant ainsi de renforcer son approvisionnement en lait local par une amélioration génétique des racesbovines locales. Cependant, l’arrêt du financement en  a entraîné une baisse progressive de l’activité, et en  l’ULB est privatisée, devenant Mali-Lait. Les tentatives d’intensification, basées sur l’amélioration des races locales et la transformation industrielle, ont été fortement compromises par les crises climatiques, les problèmes de gestion financière et comptable et la concurrence des...
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