Maroquinerie

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  • Publié le : 5 mars 2012
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Le marché de la maroquinerie en France
Par Sacastar
La maroquinerie: des circuits de distribution sous exploités
C’est ce qui ressort d’une étude conséquente menée par Précepte, groupe Xerfi, sous le titre :  »Stratégie des marques dans la maroquinerie. Positionnements et différenciation sur le marché du haut de gamme et du luxe ». En exclusivité, nous en publions la synthèse. L’étudecomprenant un large volet sur les groupes de luxe, nous avons pris le pari de vous présenter l’analyse concernant les marques moyen haut de gamme, dont les prix des produits oscillent entre 100 et 800 euros.
L’industrie française de la maroquinerie en chiffres
La production d’articles de sac maroquinerie a recule en 2009, pour la seconde année consécutive. L’ampleur du repli a néanmoins été limitée parrapport a l’année précédente : 0,6%  contre -4,7% en 2008. Cette diminution est la conséquence du développement de la sous-traitance et de la délocalisation dans les pays à faibles couts de main-d’œuvre. Elle s’explique également par l’intensification de la concurrence des producteurs étrangères notamment asiatiques, sur des segments de marche (maroquinerie en toile ou synthétique) qui répondenta des logiques de production industrielle (par opposition au savoir faire artisanal français dans le domaine du sac et du cuir). L’analyse des données infra-annuelles révèle que la production s’est redressée au troisième trimestre 2008 et que son rythme de croissance n’a cesse de s’amplifier depuis. Elle a ainsi progresse de prés de 7% au premier trimestre 2008). Il est à préciser que ces donnéesenglobent l’ensemble du secteur, dont les grands acteurs du luxe, qui alimentent en grande partie ces chiffres.
Un renchérissement des couts d’approvisionnement
Les fabricants d’articles de maroquinerie ont été confrontes a une nouvelle hausse de leurs couts d’approvisionnement en matières premières en 2008 : les prix du cuir pour la maroquinerie ont progresse de 3.7%. Cette augmentation estd’autant plus pénalisante que le poids du poste « achats de matières premières » est élevé (prés d’un tiers du chiffres d’affaires). La hausse des couts n’a toutefois pas été intégralement répercutée sur les prix à la production. Confrontes a l’intensification de la concurrence étrangère sur certains segments de marche, les industriels français modèrent leurs revalorisations tarifaires afin demaintenir leur compétitivité prix. La profession parvient néanmoins à limiter l’impact de la variation des couts d’approvisionnement (notamment via des mouvements anticipes de stockage et déstockage de matières premières) et a conserver des niveaux élevés de marge. Selon les dernières données disponibles du SESSI, la marge brute des fabricants d’articles de maroquinerie s’est établie à 66.6% des chiffresd’affaires en 2007 (2,7% points par rapport a 2008).
Un secteur porte par le dynamisme de ses chiffres d’affaires.
Si la production des industriels français baisse en raison des politiques de délocalisation, le chiffres d’affaires de la profession est en revanche toujours oriente a la hausse. Mieux, son rythme de croissance ne cesse de s’accélérer (en moyenne annuelle) depuis 2006. L’activité aainsi progresse de prés de 10% en valeur en 2009, portée a la fois par la consommation intérieure des ménages français et des touristes étrangers sur le territoire national et la demande extérieure.
Les exportations représentent environ 40% du chiffre d’affaires des fabricants d’articles de maroquinerie. Par ailleurs, son industrie demeure très concentrée sur l’accessoire de mode. De fait,l’activité des fabricants d’articles de maroquinerie est largement dominée par la production de sacs à main. Ces derniers ont représenté les deux tiers des facturations de la branche 2007 (soit 869 millions d’euros), 7,8 millions de sacs ont ainsi été livres aux circuits de distribution dans le courant de l’année.
Le point de consommation
D’après les données de l’INSEE, la consommation d’articles...