Mary shelley : frankenstein

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  • Publié le : 30 septembre 2010
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Mary Shelley :
Frankenstein

Mary Shelley est née en 1797 et est morte en 1851. Fille de l’écrivaine féministe Mary Wollstonecraft et du philosophe William Godwin, elle grandit dans un milieu littéraire et reçut une excellente éducation culturelle. Elle épouse à l’âge de seize ans le poète et veuf Percy Shelley. Elle fréquente avec lui Lord Byron et voyage en Suisse et en Italie. Un soir, lafamille Shelley ainsi Byron et son secrétaire Polidori se lancent le défi d’écrire l’histoire la plus effrayante qui soit. C’est donc cette nuit que naît Frankenstein ou le Prométhée moderne. Mary Shelley est influencée par les théories du Siècles des Lumières notamment Le mythe du bon sauvage de Rousseau. Elle s’est également inspirée des progrès scientifiques et technologiques comme lamédecine et l’invention de l’électricité. Victor Frankenstein est arrivé à Ingolstadt et assiste assidument aux leçons de sciences des ses professeurs. A la suite de ça, Victor trouve le moyen de donner vie à un corps inerte. Il se lance alors à la recherche de tous les matériaux pouvant servir à la réalisation de sa créature. Nous verrons par quels moyens Mary Shelley met en scène l’ultime acte del’expérience du savant fou. Pour ce faire, nous analyserons tout d’abord l’atmosphère sinistre qu’instaure l’auteur et nous serons enfin sensibles à la prise de conscience de Victor Frankenstein.

Pour mettre en scène la le dernier stade de l’expérience de Victor, Mary Shelley crée un climat lugubre. Elle annonce dès les premières lignes de l’extrait que nous allons étudier. On relève en effet, lechamp lexical de l’horreur et de l’angoisse aux lignes : 1 « sinistre », 7 « lugubrement », 9 « créature », 23 « blafardes »… Ce réseau lexical est présent tout au long de l’extrait et provoque une certaine angoisse chez le lecteur. Nous constatons que l’imparfait est le temps dominant dans cet extrait que nous relevons à la ligne 3 « mettait », à la ligne 12 « pourrais-je » et à la ligne 18 «dissimulait ». L’imparfait a une valeur descriptive. Mary Shelley met en pace un second plan qui fait figure de paysage. Le passé simple ne réapparait visiblement que lorsque l’action revient c’est à dire à la ligne 38 « me précipitai ».Nous notons que la personnification de la 7 « La pluie tambourinait » accentue l’expérience de Victor : attribuer des qualités humaine à un corps inanimé.
Au réveilde la créature, celle-ci est dépourvue de tout attrait. Nous repérons le champ lexical de la laideur aux lignes : 14 « être repoussant », 18 « peau jaunâtre », 22 « yeux vitreux », 25 « peau ratatinée ». Face à sa création, Victor lui-même est terrifié et écœuré comme nous pouvons le voir à la ligne 35 avec « mon rêve de dépouillait de tout attrait, et un dégout sans nom me soulevait le cœur » età la ligne 38 avec « ne pouvant plus supporter la vue du monstre, je me précipitai hors du laboratoire. ». A travers ces expressions, le lecteur partage la répugnance et l’amertume ressenti par l’expérimentateur. Nous distinguons aussi une antithèse à la ligne 5 « une étincelle de vie à la forme inerte » qui montre les deux choses incompatibles que Victor possèdent entre ses mains qu’ilutilisera pour commettre un sacrilège irréversible, sacrilège dont il ne s’apercevra que trop tard.
Mary Shelley crée un décor lugubre pour préparer la « naissance » de la créature mais aussi pour mettre en valeur la réaction de Victor Frankenstein qui pleine de répulsion et d’horreur.

L’expérience de Victor fut longue et périlleuse. Pendant deux années, il se consacre exclusivement à sa créationnégligeant de ce fait sa vie et sa santé. Nous distinguons une anaphore à la ligne 15 « au prix de tant de soins et de tat d’efforts » qui provoque un effet d’insistance et même de regret. Nous constatons aussi une métaphore à la ligne 8 « la bougie achevait de se consumer » qui indique que le temps passe et cela renforce l’effervescence de Victor qui est si près du but. Nous relevons le champ...
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