Max weber

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  • Publié le : 11 novembre 2010
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Max Weber (1864-1920)

I] La pensée de l’auteur :

1) La sociologie « compréhensive » :

La sociologie wébérienne relève d’une sociologie individualiste méthodologique. La sociologie de Weber se donne pour objectif d’interpréter l’action sociale dans son déroulement et dans ses effets. Par action sociale, il faut entendre tout comportement humain motivé par la significationque leur donne leur auteur.
La sociologie de Weber cherche ainsi à restituer le sens que les individus donnent à leur activité sociale. Weber s’oppose en cela à son contemporain E. Durkheim qui étudie les faits sociaux de l’extérieur sans s’interroger sur les intentions ou les motivations des individus. Au contraire, Weber part des significations vécues par des facteurs sociaux pour remonterà l’action sociale. Cette démarche relève de l’individualisation méthodologique où un phénomène collectif est conçu comme le produit d’un ensemble d’actions, de croyances et d’attitudes individuelles.
Pour appréhender l’action sociale, Weber se dote d’un outil méthodologique appelé idéaltype : il s’agit d’une construction intellectuelle constituée d’un certain nombre de caractéristiquesempruntées à la réalité du phénomène observé. L’idéaltype ne se confond pas avec la réalité.

2) Weber décrit le processus de rationalisation et l’essor du capitalisme moderne  :

Le processus de rationalisation se définit comme une généralisation d’une démarche scientifique à l’ensemble des activités d’une société moderne.
Weber distingue deux types de rationalités :• La rationalité en valeur : elle repose sur des comportements sociaux inspirés par des idéaux religieux, par le devoir moral, par la grandeur d’une cause, etc. Dans le cadre de cette démarche l’agent social (= l’individu) ne tient pas compte des conséquences de ses actes qui sont exclusivement guidés par son système de croyances.
• La rationalité en finalité : elle supposed’adapter un ensemble de moyens en vue d’atteindre un but déterminé.

Ces deux types de rationalité peuvent coexister dans les stratégies concrètes des agents sociaux. Ainsi, on peut envisager une démarche rationnelle en valeur quant au but défini et une rationalité en finalité quant au moyen d’y parvenir. La rationalisation touche l’ensemble des actions sociales telles que les actionséconomiques, politiques, le droit, l’éducation, etc. Cette rationalisation constitue une source de progrès dans la mesure où elle libère l’individu des pesanteurs de la tradition ou de l’arbitraire de pouvoir irrationnel relevant de la magie ou de la superstition. Cependant, la rationalisation propre au capitalisme occidental se traduit par « désenchantement du monde » (on essaye de donner à toutechose un aspect rationnel).

3) La rationalisation économique s’incarne dans le capitalisme :

Pour Weber, l’économie capitaliste correspond à un processus de rationalisation qui repose sur six choses :
• L’appropriation des moyens de technique de production par des entreprises privées qui recherchent le profit.
• La liberté du marché en matière detransaction entre l’offre et la demande.
• Le recourt à des techniques rationnelles de production destinées à la gestion des coûts de production.
• L’existence d’un droit organisant les échanges entre les partenaires économiques.
• La liberté du travail.
• La commercialisation de l’économie.

Dans l’ « Ethique protestante et l’esprit ducapitalisme » (1904-1905), Weber établit une parallèle entre la morale calviniste et les représentations mentales à la base des comportements des entrepreneurs capitalistes. Weber veut montrer que les valeurs religieuses peuvent avoir influencé l’apparition du capitalisme moderne. Pour Calvin et ses disciples, le salut après la mort est une grâce divine qui doit se mériter ici bas par des...
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