Meditation descartes

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  • Publié le : 21 novembre 2012
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1ère Méditation:

1. La résolution de douter [ §1]

- Constat du caractère douteux et incertain des opinions reçues: les préjugés de l’enfance.

- Le désir de certitude.

- L’exigence de maturité.

2. L’exigence de méthode [ §2]

Le doute devra être méthodique, et donc provisoire, au contraire du doute sceptique. Il sera donc:

- Hyperbolique (et donc volontaire): tenir pour faux cequi n’est que douteux.

- Radical: s’attaquer à la base, au fondements.

C’est aussi un doute que l’on peut qualifier de rationnel, car il est motivé par des raisons de douter.

3. Douter de la première source de connaissances: le sensible. [ §3 à §5 ]

Objectif: renoncer à faire de la certitude sensible le modèle de toute connaissance.

- Le constat: les sens sont parfois trompeurs(rejet des incertitudes sensibles).

- La folie: un argument possible, pour généraliser le doute, mais qui ferait perdre au doute, et à l’entreprise de Descartes en général, toute sa crédibilité (Les Méditations ne sont pas l’oeuvre d’un insensé).

- Le rêve: expérience plus commune pouvant produire, temporairement, les mêmes illusions que la folie. Cet argument ne vise pas à rejeter le sensiblede façon définitive, dans le domaine de l’illusion et de l’erreur, mais juste à mettre en évidence son caractère incertain. Or, le doute étant hyperbolique, le douteux doit être tenu pour faux.

>> Rejet de toute certitude concernant le monde sensible.

4. Douter des « vérités » ou « évidences » rationnelles: une entreprise difficile. [ §6 à §8 ]

- Récusation du monde sensible. Mais, lesreprésentations de ce monde subsistent en tant que telles, car elles relèvent non pas du sensible, mais de la pensée.

- L’exemple de la peinture: toute représentation est représentation de quelque chose qui doit avoir une réalité:

La peinture figurative représente des objets ou choses générales qui doivent avoir une réalité (mains, têtes...), car l’imagination ne crée pas de nouvellesreprésentations, mais ne peut faire que de nouveaux assemblages s’appuyant sur des représentations qui préexistent en notre esprit.

A défaut d’une réalité relative au contenu de nos représentations, les couleurs de la peinture, et donc de nos représentations doivent être bien réelles...

- Extension de l’exemple de la peinture à la pensée:

Le contenu des représentations dont nous avonsconscience ne peut pas être fictif.

Plus encore, il est des éléments simples, communs à toutes nos représentations, et qui doivent donc être bien réels car universels: ainsi en est-il de la nature corporelle et de son étendue: figure, grandeur, nombre, quantité, lieu, durée....

Ces vérités rationnelles, prises dans leur universalité, ne nous apprennent rien des choses extérieures,mais sont comme le moule de toutes nos représentations, et semblent en ce sens plus certaines que le sensible, car elles valent en elles-mêmes et pour elles-mêmes:

ni fausseté ni incertitude des vérités rationnelles (2+3=5 toujours vrai, dans la veille, comme dans le sommeil).

D’où une classification possible des sciences:

Les sciences dites sensibles ou empiriques (physique,astronomie, médecine), qui sont donc les plus douteuses et incertaines, de par leur attachement au sensible (dont nous ne sommes toujours pas certains qu’il existe).

Les sciences rationnelles (arithmétique, géométrie), qui sont nécessairement vraies, car leur objet, indépendant du sensible, l’est aussi.

>> Les « évidences rationnelles » résistent au doute.

5. Le doute métaphysique(forcé et rationnel), portant sur les évidences ou vérités rationnelles. [ §9 à §12 ]

- L’hypothèse du Dieu trompeur: argument traditionnel, utilisé par les dénégateurs de la raison, mais indigne de Dieu et contraire à sa souveraine bonté. De toute façon, que Dieu n’existe pas, et que donc la raison se retrouve seule, et sans garantie, ou que Dieu existe, mais qu’il soit trompeur, ou qu’il ne...