Memmon ou lasagesse humaine

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  • Publié le : 31 décembre 2010
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Memnon ou la sagesse humaine

Voltaire est un auteur du XVIII ème siècle. Il a écrit de nombreux contes philosophiques et il est considéré comme un des auteurs les plus représentatifs de l’esprit des Lumières. Le texte qui nous est présenté est l’incipit de Memnon ou la sagesse humaine, écrit en 1748. Ce récit est éponyme. Il conte les aventures de Memnon, unapprenti philosophe recherchant le bonheur et la perfection à travers une sagesse excessive. Ici, il fait connaissance avec un génie qui lui décrit un monde parfait, où les tentations n’existent pas. La rencontre se présente sous forme d’un dialogue argumentatif, et presque de questions réponses philosophiques dues à la curiosité de Memnon.
Nous verrons d’abord que tout ceci n’est qu’un simple songe.Puis, nous mettrons en évidence la part de réalité dans ce rêve de Memnon.


Tout d’abord, nous nous apercevons que tout le récit n’est en fait qu’un simple songe.

La réalité est supplantée par le merveilleux.
Dès le début de l’extrait, Voltaire montre que Memnon tombe dans un sommeil profond, presque léthargique. On a l’impression qu’il a été causé par une autre personne : « la nuit vint» à la ligne 152 ou « la fièvre le saisit » à la ligne 154. Ces deux personnifications donnent l’impression que Memnon a été drogué, on l’a forcé à dormir. Son sommeil l’emmène à rêver, il est proche du délire, son imagination a donc une grande importance dans le texte : « en songe » à la ligne 155. Ainsi, on retrouve un registre merveilleux durant tout l’extrait, le génie en est le principalreprésentant : « Il avait six belles ailes, mais ni pieds, ni tête, ni queue, et ne ressemblait à rien » à la ligne 157. Memnon décrit ici une créature inconnue, ne ressemblant en rien aux humains. Cette opposition est renforcée par une anaphore de « ni » et un rythme ternaire, on se trouve bien dans un monde imaginaire. Memnon se trouve confronté à des hallucinations.
Le texte étant un apologue, onretrouve l’envie de distraire le lecteur par un monde et un personnage assez originaux.

Le génie nous décrit un univers parfait.
A l’intérieur même de son sommeil, Memnon échange des réflexions philosophiques. L’être céleste apporte le rêve d’idéal de Memnon, un endroit où aucun vice n’est possible. On peut citer « point chez vous de coquines […], point d'amis intimes […], point debanqueroutiers, point de satrapes » entre les lignes 169 et 173. Le génie décrit un monde où l’excès est impossible. Pour accentuer cette perfection, Voltaire a recours a de nombreux procédés littéraires. On peut donc relever une anaphore aux lignes 175 à 182 : « Nous ne sommes jamais trompés par les femmes, parce que nous n'en avons point; nous ne faisons point d'excès de table, parce que nous nemangeons point […], parce que dans notre petite étoile tout le monde est égal. » et une autre aux lignes 184 et 185 « sans femme et sans dîner ». Memnon voit le génie comme une entité supérieure : il est « resplendissant de lumière ».
Le génie montre que la terre est seulement une toute petite partie de l’univers et qu’une organisation plus globale est présente. Il utilise donc une expressionhyperbolique : « dans les cent mille millions de mondes » à la ligne 209. On peut aussi relever un parallélisme aux lignes 213 et 214 : « moins de sagesse […] dans le second que dans le premier, moins dans le troisième que dans le second. ». Tout est beaucoup plus vaste que ne le pensait Memnon, on trouve le champ lexical de l’éloignement : « bien loin », « dispersés » ou encore « étendue ». Pour lui « toutest au mieux » si on considère « l’arrangement de l’univers entier », la Terre n’en est qu’une partie minuscule. Ainsi, Memnon prend conscience de la grandeur de l’univers et il finit par appeler la Terre par une périphrase réductrice « notre petit globe terraqué » à la ligne 216.

L’ensemble du texte est traité à travers le songe de Memnon.

Nous avons vus que le texte relate un simple...
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