Memoire bonheur et consommation

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  • Publié le : 15 novembre 2011
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INTRODUCTION

Afin de clôturer comme il se doit notre cursus en licence d’économie et gestion, un mémoire s’imposait ! Choisir un thème ne fut pas une tache aisée. Les divers matières qui nous ont été dispenses durant ces trois années (économie, sociologie, droit, histoire économique…) et mon intérêt pour la mode, qui s’est déjà manifeste lors de mes stages (l’un dans une boutique deprêt-à-porter pour homme, l’autre au siège d’un grand magasine féminin), m’ont dirigé vers une étude de la consommation.
Un sujet m’est ensuite venu a l’esprit : « Consommer rend il heureux ? » Question subjective, sujet philosophique… J’ai toutefois conservé cette problématique mais en intitulant mon mémoire « Bonheur et Consommation ».
Ainsi, j’aborderais tout d’abord, le bonheur de façonphilosophique et socio-économique, puis, je me concentrerais sur les notions de consommation et consommateurs en développant notamment les aspects juridiques qui les concernent et enfin, j’analyserai le concept de société de consommation, caractéristique des sociétés occidentales que nous connaissons.
A travers ces différentes parties, les arguments mis en avant tenteront donc de justifier une réponsepositive ou négative à ma problématique.
PARTIE 1 : BONHEUR

A. Approche philosophique
1. Etymologie et définitions

1.1. Etymologie

Le bonheur est une notion difficile à définir en philosophie, mais partons de l’étymologie du terme pour mieux le cerner.
Le terme de bonheur vient de l’expression « bon eur ». « eur » est issu du latin augurium qui signifie la bonne fortune, la chance. Etle préfixe « bon », s’opposant à « mal », fait référence à un bon augure. Le bonheur serait donc le fait d’avoir le moins de malheurs possibles. De plus, l’idée de chance suggère qu’un destin prédétermine le bonheur des individus, sans qu’ils ne puissent rien y changer. Il semble y avoir une distinction entre le plaisir à l’instant présent et le bonheur, qui lui, serait à envisager à long terme.* 1.2. Les enjeux de la notion – une première définition
            Le bonheur est souvent conçu comme étant une fin ultime de la vie humaine (c’est ce que l’on appelle l’eudémonisme). Il se distingue des fins partielles comme la richesse. Le bonheur est la fin la plus haute, une fin que l’on recherche pour elle-même, une fin en soi.
Si l’on se fie au sens commun, le bonheur consisteen l’assouvissement intégral des besoins et désirs. Le bonheur est ce qui nous comble.
Si nous acceptons une telle définition, n’allons-nous pas être condamnés à ne jamais être heureux ? En effet, la satisfaction complète des désirs semble impossible dans la mesure où, d’une part, l’assouvissement d’un désir est très souvent l’origine d’un nouveau désir de telle manière que la quête du bonheurserait sans fin, et que, d’autre part, tout choix d’un projet de vie semble impliquer qu’un privilège soit donné à certaines aspirations, au détriment d’autres. De plus, le fait que le bonheur soit communément conçu comme un état stable et permanent, comme une « paix intérieure », montre bien qu’il ne saurait être la simple conséquence de la satisfaction des désirs, car ceux-ci viennent sanscesse perturber ce « repos ».

Nous allons justement voir que la problématique du bonheur se situe au croisement de deux autres problématiques, difficilement conciliables, celles du plaisir et de la moralité. Or, c’est justement cette position « inconfortable » qui confère à la question du bonheur son statut éminent.

1.3. Le bonheur : entre plaisir et vertu
 
« Un plaisir pourraits’identifier avec le plus grand bien, même en admettant que la plupart des plaisirs se trouvent être absolument mauvais. Pour cette raison, tout le monde estime que la vie heureuse est agréable, attendu qu’on unit la notion de plaisir à celle de bonheur, et l’on a parfaitement raison. Aucune activité, en effet, n’est complète quand elle est contrariée, et le bonheur présente le caractère d’être...
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