Memoire

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  • Publié le : 15 mai 2011
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’attentat de Marrakech du 28 avril dernier fait craindre, outre un raidissement autoritaire au plan politique, un ralentissement de l’activité touristique, vitale pour le pays. Les appréhensions sont réelles. Le tourisme marocain attend les prochains mois pour se faire une idée de l’impact de l’attentat du café Argana et… de la liquidation de Ben Laden
 
 
Au  plan politique, les autorités ontaffirmé que le programme de réforme annoncé par le roi Mohamed VI ne sera pas remis en cause. En tout état de cause, la contestation politique ne l’admet pas à l’image du mouvement du 20 février qui a organisé, dimanche, des manifestations défendant sur le même registre le changement démocratique et dénonçant le terrorisme. Certains restent néanmoins circonspects et « vigilants », le thèmeanti-terroriste ayant souvent servi à des reprises en main musclée. Les organisations des droits de l’homme ont fait de « l’action préventive » en appelant les autorités à ne pas bloquer les réformes et à ne pas commettre « d’abus » similaires à ceux qui ont suivi les attentats de Casablanca en mai 2003 et qui avaient fait 45 morts. Pour l’activité touristique, les professionnels s’attendent à un« impact » mais personne ne se hasarde à en mesurer l’importance. Les autorités marocaines mettent en exergue la réaction « calme » et « sereine » des professionnels du tourisme mais tout un chacun attend d’être, au début de mois juin, en possession des chiffres du tourisme pour le mois de mai pour se faire une idée plus précise de l’impact de l’attentat du café de l’Argana. Les chiffres du mois d’avril –en hausse par rapport au mois précédent – auguraient d’une reprise après un tassement due aux bouleversements politiques qui ont touché le monde arabe et la région maghrébine.
 
Recul des réservations chez les TO français

L’attentat contre le café Argana est venu remettre le doute sur cette reprise et fait craindre même un recul. D’où la campagne dynamique qui est lancée par les autoritésmarocaines et les professionnels du secteur. C’est que l’attaque terroriste en choisissant le café Argana a clairement ciblé l’activité touristique vitale pour l’économie. Aux bouleversements politiques dans le monde arabe et l’attentat de Marrakech, il faudra, estiment des spécialistes qui peuvent sembler pessimistes, ajouter les inquiétudes des occidentaux sur des possibles représailles après laliquidation d’Oussama Ben Laden par les services spéciaux américains. Les voyagistes français qui tablaient sur une reprise de l’activité en 2011 font les comptes. Selon le CETO, une association de tour-opérateur français, les révolutions ont entrainé une baisse de 70% des départs vers l’Egypte, de 50% pour la Tunisie, et, par effet d’association, de 8% vers le Maroc. Ces chiffres globaux ont étéétablis avant l’attentat de Marrakech et la fin de Ben Laden. Ce sont ces deux nouveaux facteurs qui suscitent les appréhensions pour le tourisme marocain. L’attitude des touristes français – 1,8 millions sur les 9 millions qui ont été accueillis par le Maroc en 2010 – sera déterminante. Il faut ajouter aussi que sur les 9 millions de touristes venus en 2010, 2,5 millions avaient pour destination laville de Marrakech. Des chiffres avancés sur les réservations pour la saison estivale sont plutôt inquiétants pour les pays d’Afrique du nord. L’Egypte est en baisse de 88% mais le chiffre est nuancé par le fait que le pays des pharaons est davantage une destination hivernale qu’estivale. Pour la Tunisie, l’impact serait massif avec un recul de 80%. Le Maroc commencerait à rejoindre le lot avec40% de réservations en moins. Mais ces chiffres restent à vérifier pour les prochains mois. Concrètement, on constate que la fréquentation était, à la fin avril, en hausse de 10%. Sur les annulations de réservation après l’attentat du café Argana, le ministre marocain du tourisme, Yassir Znagui a démenti le chiffre de 15 à 20% avancé dans les médias. «  C’est très difficile aujourd’hui de...
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