Memoiremarc

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 20 (4881 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 9 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
TABLE DES MATIÈRES
I. Introduction II. Questionnement III. Démarche méthodologique IV. Approche théorique La violence Violence physique, violence verbale Violence soignante La violence institutionnelle La violence consensuelle La surviolence La contre violence infirmière Le passage à l’acte Le sens psychiatrique Différentes approches L’approche psychanalytique L’approche phénoménologiqueL’approche organodynamique Le SEPS ou «Burning Out » Le stress L’épuisement professionnel V. Analyse Survenue de la contre violence Une violence ambiante Des circonstances favorisantes Des patients agités Des soignants réactifs Du passage à l’acte Les suites éventuelles Du côté des patients Du côté des soignants Du côté de l’institution Des causes, des conséquences et des idées L’éducation et lesavoir-vivre La société De la fatigue au départ Quelques idées VI. Synthèse A) Un environnement de stress chronique B) Une absence d’écoute C) Une institution vécue comme rigide VII. Conclusion VIII. Bibliographie

I. Introduction Faire le mal en pensant faire le bien, n’est-ce pas le paradoxe familier de notre profession d’infirmier ? Le choix d’une profession de santé est pourtant bien celui du respectde la personne humaine, quand les maîtres mots qui guident nos actions sont aider, réparer, secourir. Aussi, quand se fait l’association soignant/violence, que les limites de l’acceptable sont outrepassées, et que l’agressivité prend une forme particulièrement destructrice, on se pose légitimement des questions sur un dysfonctionnement humain ou institutionnel. Ce travail de recherche sur lethème de la contre violence infirmière est donc aussi celui de l’incompréhension, pour cheminer aux sources d’un mal être qui peut transformer brusquement le meilleur des sentiments humains en frénésie de violence primordiale. La bête n’est pas si loin. Dont acte. II. Questionnement Une question avait émergée en moi lors de ma deuxième année d’IFSI, face à son abondante présence dans les médias et dansles discussions de service : La violence envers les soignants. Après avoir décidé de faire mon stage optionnel en UMD (Unité pour Malade Difficile) afin de me mettre au clair sur la gestion/prévention de la violence des patients dans les soins infirmiers, il m’est apparu une nouvelle interrogation, faisant suite à ce stage, et à la lecture de l’article « L’histoire du dragon », et surtout auxdiscussions animées qu’il déclencha au sein de l’équipe. Cet article qui narre le passage à l’acte violent d’un infirmier sur un malade en crise clastique, mis soudain en lumière des événements plus ou moins récents, mais surtout plus ou moins enfouis: En effet plusieurs infirmiers déclarèrent alors (même si cela avait déjà été sous-entendu) qu’ils étaient déjà devenus incontrôlables (à l’instar dusujet de l’article) et avaient ainsi molestés un de leur patient, en réponse à une agression généralement brutale et surprenante. Néanmoins, leur seul constat fut : « La chance qu’on a eue jusqu'à présent c’est qu’on n’a jamais pété les plombs à deux ; Le binôme à toujours su retenir le collègue qui s’énervait de manière à ce que cela n’aille pas trop loin ». Il m’est donc apparut que ce thème dela crise de « contre violence » infirmière méritait un peu mieux que ce constat laconique. Je décidais donc de m’y intéresser à l’occasion de mon TEFE (Travail Ecrit de Fin d’Etude, ex mémoire de troisième année), malgré ses relents sulfureux, ses tabous, et la pauvreté manifeste des publications le concernant, afin d’essayer d’en discerner les mécanismes d’installation et les dysfonctionnementsmanifestes qui y mènent. III. Démarche méthodologique Pour démarrer mon sujet d’étude, j’ai dû écrire à L’UMD dans le service de mon stage optionnel afin d’avoir une copie de l’article qui a déclenché mes interrogations. Dès que je l’eus reçu, j’ai commencé à parler de mon sujet autour de moi ce qui m’a permis de comprendre son intérêt, et que la contre violence infirmière n’était pas si...
tracking img