Merleau ponty, etude du statut de l'homme

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  • Publié le : 24 novembre 2010
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Merleau Ponty , étude du statut de l’homme

LES TERMES À RETENIR
*Les mots repris dans le texte sont les suivants : “ homme ” (6 fois en adjoignant la “ condition humaine ”), et sans compter les pronoms qui le désignent, “ vues ” (2 fois), “ chose ” (4 fois), “ représenter ”, “ monde ” (3 fois sans compter acosmique), “ esprit ” (2 fois).
*Sont susceptibles d'être expliqués, en dehors desmots cités, les termes suivants : “ influences physiques, physiologiques, sociologiques ”, “ liberté acosmique ”, “ présent ” et “ représenter ”, qui sont soulignés par l'auteur, “ l'être intentionnel ”, “ esprit absolu ”.
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1. Le duel entre deux options ( “ Il y a ... satisfaisante ” )

A. Un simple point de vue sur l'homme
L'auteur prendacte de tendances immanentes au débat philosophique sur le statut de l'homme, qu'il oppose sous le nom de “ vues ”. Ce terme équivaut à la notion de point de vue. Or un point de vue est souvent partiel sur les choses. Si on prend tel point de vue, on ne voit pas nécessairement les choses telles qu'elles sont, mais telles que ce point de vue les révèle. Il faut également lire sous le terme de “vues ”, une critique latente de positions philosophiques qui ne vont pas jusqu'au fond des choses, en restent à certaines dimensions des choses qui se laissent percevoir, ou saisir de l'extérieur. Nous allons voir que la position à laquelle l'auteur nous invite à nous rallier se caractérise par une tentative d'aller au fond des choses.

B. La première thèse
On en trouve une description en deuxendroits de cette première partie : dans la deuxième phrase, et plus loin dans : “ D'un côté ... constituante du monde ”.
Après avoir repéré ces positions, il convient d'en expliquer la logique interne. La première tendance transforme l'homme en chose. Comment comprendre cela ?
Cette remarque a pour but de faire comprendre que les sciences, qu'elles soient sciences exactes, biologie, ou scienceshumaines, considèrent l'homme d'une certaine manière que ces disciplines imposent. Pour l'auteur, l'explication scientifique des phénomènes implique que ces phénomènes soient considérés dans la seule mesure où ils sont soumis et répondent à des lois. La soumission pleine et entière des phénomènes naturels à des lois est un présupposé de la science. La chose se définit pour la science par leconcours de lois qui la produisent, la “ déterminent du dehors ” à être ce qu'elle est.
On comprend alors pourquoi l'étude scientifique de l'homme, qui cherche à déterminer les règles ou les lois “ physiques, physiologiques ou sociologiques ” qui par leur concours auraient pour “ résultat ” l'homme, transforme celui-ci en une chose.
On peut comprendre aussi pourquoi, dans cette perspective, l'homme estconsidéré comme une partie du monde. Le monde ou les phénomènes naturels s'expliquent par des lois, et si l'homme s'explique également par des lois, et éventuellement par les mêmes lois qui règnent dans la nature, il est alors une simple partie du monde, sans autre dignité spécifique.
On peut reconnaître dans cette position ce que l'on s'accorde parfois à nommer le matérialisme.

C. La secondethèse
On en trouve le détail dans la troisième phrase du texte, et dans la fin de la quatrième.
Elle voit dans l'homme un esprit. L'esprit s'oppose ici évidemment à la chose. L'esprit n'est pas une chose : il ne peut pas être localisé ni mesuré comme une chose. Surtout, l'esprit se distingue de la chose par la spontanéité dont il fait preuve. Par ce mot, il faut entendre une capacitéparticulière de l'esprit qui, par opposition à la chose qui répond aux lois qui la régissent, découvre ces lois par son effort de connaissance. L'esprit connaît les choses en en forgeant une “ représentation ”, une idée, un concept.
Comment la science pourrait-elle s'appliquer à cet esprit qui est le sujet même de la connaissance : elle s'appliquerait à elle-même ? L'esprit étant à l'origine même de la...
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