Methode du commentaire composé

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  • Publié le : 4 février 2009
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Commentaire : Comédie en cinq actes et en prose de Molière, pseudonyme de Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673), L’Avare fut créé à Paris au théâtre du Palais-Royal le 9 septembre 1668, et publié à Paris chez Jean Ribou en 1669. Les sources de l’Avare étaient trop «classiques» ou apparentes pour que la pièce pût espérer un succès de scandale. Molière s’inspire largement de l’Aulularia [la Marmite]de Plaute, dont il avait déjà imité l’Amphitruo quelques mois auparavant. Au dramaturge latin, il demande le personnage du ladre (Euclion) qui cache un trésor puis se le fait voler par un esclave, celui de l’amoureux accusé du forfait mais croyant qu’on lui reproche d’avoir ravi le cœur de Phédrie (fille d’Euclion), les mots fameux de l’acte I: «les autres [mains]» et le «sans dot». Molière atrouvé chez son confrère Boisrobert — la Belle Plaideuse (1655) — la scène où sont mis en présence le père usurier et le fils emprunteur, ainsi que l’idée de compter dans la somme prêtée tout un lot de marchandises inutilisables.
Harpagon, par ruse, fait avouer à Cléante, son fils, qu’il aime Mariane; le vieillard prétend imposer ses droits. Une pseudo-conciliation tentée par maître Jacques,cuisinier-cocher d’Harpagon, n’aboutit qu’à aggraver la rupture entre le père et le fils. Sur ces entrefaites, La Flèche — valet de Cléante — s’empare de la cassette où Harpagon cache son trésor. C’est alors que prend place le monologue du protagoniste de la pièce. Il s’agira de voir en quoi ce monologue s’intègre à la pièce, et les ressorts sur lesquels il fonctionne.
Nous verrons dans une premièrepartie.... Contexte de parution du sujet : Objet d’étude : Le théâtre, texte et représentation
Registre dominant : Le comique
Mouvement littéraire : 17e siècle
Type de sujet : Commentaire à l’écrit ou groupement de texte à l’oral
Texte étudié : Le monologue d’Harpagon, L’Avare de Molière, Acte IV, scène 7 Auteur : Molière (1622, 1673) Le plan détaillé du commentaire : I. La folied’Harpagon 1. Agitation du personnage
Phrases nominales, interjections, rythme saccadé, accélération du rythme
Certains indices révèlent ses déplacements : “où courir? où ne pas courir?”, “n’est-il point là, n’est-il point ici ?”
2. Perte d’identité
Un faux monologue : dédoublement de personnalité
Des questions réponses “Qui est-ce ? (…) Ah c’est moi !” ou encore “Que dites-vous ? Ce n’estpersonne.”
Questionnement : “mon esprit est troublé, et j’ignore, où je suis, qui je suis et ce que je fais.”
3. Vers la mort
Champ lexical de la mort, de la dépossession
Gradation ascendante : “je me meurs, je suis mort, je suis enterré”.
Mort annoncée : “je me pendrai moi-même après” II. Le comique 1. Le comique de langage
Oxymore : “mon pauvre argent”
Personnification de l’argent :“mon cher ami”, “sans toi, il m’est impossible de vivre”.
Exagération : avec le groupe ternaire “voleur/assassin/meutrier”, “je suis perdu, je suis assassiné”, “on m’a coupé la gorge”.
2. Le comique de situation
Adresse au public (relever tous les termes qui désignent les interlocuteurs d’Harpadon : “que dites-vous ?” , etc.)
3. Le comique de geste
Etude des disdascalies (_il se prendlui-même le bras_) III. La satire de l’avarice 1. Dénonciation d’un vice
L’avarice est considérée, selon la tradition catholique, comme un des sept péchés capitaux
2. Faire réfléchir en utilisant le rire Molière s’est inspiré de “_L'aululaire”_ de Plaute [vers -190]) où le vieux paysan Euclion a perdu l’«aulula», la marmite, remplie d’or qu’il avait trouvée dans sa demeure. Le sujet aavitdéjàété repris par Pierre Larivey dans “_Les esprits_” (1579), le personnage s’appelant Séverin. “_La belle plaideuse_” (1654) de Boisrobert lui fournit les idées de la condition bourgeoise de l’avare, de l’alliance entre la fille et le fils contre le père (I, 2), des objets hétéroclites offerts en guise d’argent par l’usurier (II, 1), de la découverte par l’avare que son fils est un prodigue et...