Mi vocacion por la musica

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  • Publié le : 9 mai 2011
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« qu’est-ce que le moi ? » Pascal

Dans cet extrait des Pensées, Pascal aborde le thème du moi et du rôle qu’il occupe dans la considération que l’on porte à l’autre et que l’autre nous porte.
A travers le questionnement sur la nature du moi, Pascal porte avant tout une réflexion sur le fondement des considérations qu’entretiennent les hommes les uns par rapport aux autres commel’amour,l’admiration, la reconnaissance…Qu’est-ce qui déclenche, nourrie,ou annule de tels sentiments ? D’après Pascal, le moi n’en est pas à l’origine. L’idée courante sur ce qu’est le moi, c’est à dire la personnalité d’un individu, est donc réfutée par Pascal qui dissocie chez l’être son moi de ses qualités. Le problème est donc de nous éclairer sur la nature véritable du moi à partir d’une réflexion sur ce quiconduit l’homme à aimer l’autre. ( On entend ici le verbe aimer dans un sens large, c’est-à-dire dans une palette de considérations tel le sentiment amoureux mais aussi la reconnaissance, l’amitié ect ) Dans un premier temps, Pascal se demande si prêter attention à un être parce qu’on le remarque physiquement c’est prêter attention au moi de cet être, puis i
1) si l’on me regarde est-ce moique l’on voit dans mon être , unique, différent de tous les autres. Pascal s’interroge sur la nature du moi en portant une réflexion sur la relation de l’autre à soi et sur les motifs différents de son intérêt à notre personne.
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Enfin, il en vient à remettre en question ce que le langage courant attribue en terme de relations humaines à l’action d’aimer.

1) Si l’on me regarde est-ce moi quel’on voit dans mon être , unique, différent de tous les autres ?
Pascal répond par la négative, selon lui, le moi n’est pas immédiatement apparent. Aux yeux des autres, le moi d’un individu ne réside pas dans le simple fait qu’elle existe. Ainsi, un homme qui se poste à sa fenêtre pour « voir les passants » ne pense pas à chacun de ces êtres et à leur moi, « voir les passants » induit un reculde cet homme par rapport aux individus qu’ils observent comme un flux de personnes anonymes qu’ils voient peut-être plutôt comme des « fourmis » et dont la présence est pure contingence.
Si le regard se porte sur une personne douée de beauté, on pourrait penser qu’alors cette personne est choisie, élue parmi d’autres et qu’ainsi l’amour qu’on peut lui porter s’adresse à ce qu’elle estprofondément. Là encore, Pascal réfute cette approche du moi de l’autre car la disparition de la beauté fera disparaître l’amour pour cette personne. Le moi ne réside donc pas dans l’expression physique d’un être.

2) Après le domaine du visible et du physique, Pascal pousse son raisonnement sur ce qui pourrait caractériser le moi dans le domaine de l’esprit, du jugement, de la mémoire en se demandant sil’amour qu’on porte aux qualités de l’esprit d’un individu traduit un amour de son moi, son être profond. Si tel en est le cas, le moi résiderait alors dans l’âme de la personne. Mais là encore, il dément cette idée affirmant que ces qualités morales et intellectuelles ne sont pas ancrées indéfiniment dans l’être, mettant en avant le fait qu’elles ne soient ni permanentes ni pérennes. Leurperte ne signifie pas la perte du moi pour leur détenteur. Se pose alors la question de ce qui ne peut siéger ni dans le corps ni dans l’âme et semblerait donc inatteignable du moins dans le cadre des relations humaines.
En précisant ce que le moi n’est pas, c’est- à -dire périssable, Pascal en dégage implicitement une ébauche de définition qui conduit à l’idée d’un caractère opposé du moi quiserait lui, inaltérable et imprescriptible . Avec une démarche qui se rapproche du raisonnement scientifique, il tente alors d’établir une théorie sur l’approche du moi à l’état pur, (« la substance de l’âme d’une personne abstraitement.. ») qui serait alors l’essence première de l’être, son unique « fibre » immuable. Il revient finalement à évoquer l’impossibilité de l’accès à ce moi ( « cela...
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