Michel de ghelderode: barabbas

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  • Publié le : 3 janvier 2010
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Michel de Ghelderode: Barabbas (1928)

Son nom est Adémar Adolphe Louis Martens. Ainsi que son nom est très commun, il signe toujours ses œuvres Michel de Ghelderode. En 1931 il abandonne son nom original et il devient officielement Michel de Ghelderode.
Il est auteur dramatique belge, mais il a écrit ses pièces en français. Bien qu’il a vécu en Belgique, il a été enseigné en français á causede la situation politique. On a déjà publié trois de ses contes quand il écrit sa première pièce à vingt ans (La Mort regarde à la fenêtre, 1918). Il est auteur de plus de soixante pièces de théâtre, une certaine de contes, des poèmes (sous le pseudonyme Philostène Costenoble) et d’une impressionante correspondance d’environ 20 000 lettres.
Il est profondément meurtri par l’attitude d’un pèreautoritaire et marqué par les récits terrifiants d’une mère superstitieuse et craintive. Il était un adolescent timide et solitaire, doutant de lui-même. Il avait une santé frgile et des fortes crises d’asthme pendant toute sa vie.
Il est le créateur d’un univers fantastique et inquiétant, souvent grotesque et cruel. Il a écrit, entre 1919 et 1930, une trentaine de pièces, dont beaucoup ont étéjouées en Belgique à partir de 1925. En 1923, Ghelderode reçoit le prix de la Renaissance d'Occident pour sa pièce Oude Piet. Le revue lui donne la possibilité de y publier ses pièces pour marionnettes. Deux de ses pièces ont été représentées en France avant la Second Guerre Mondiale mais les animateurs français ne l’ont découvert qu’après la Libération. ( grâce à André Reybaz, metteur en scèneparisien) On l’a beaucoup joué à Paris entre 1947 et 1953.
Comment sont ses pièces en général? Il s’agit d’une action brève qui se situe dans la nuit, dans un humeur ténébreux. Le langage est violent, lyrique en même temps trivial. Le sujet est souvent médiéval et mystique. La mort est toujours y présente. Il observe, et met l’accent sur des formes, des couleurs et des images.
Il a élaboré unthéâtre expressioniste où se mêlent l’horrible et le bouffon. Il est restaurateur du théâtre élisabéthain anglais et le disciple des expressionnistes allemands. En plus on le considère comme un précurseur de Ionesco et de Beckett.
Sa pièce, Barabbas, il l’a écrite en 1928. Son source était les Évangiles où Barabbas est un assassin comparaît devant Pilate lors du jugement du Christ. Il avait étéemprisonné pour meurtre. Sa figure d’assassin fait un atroce contraste avec le visage du Sauveur. Le Bible ne le mentionne pas qu’une fois: une prisonnier célèbre, ce Barabbas était un brigand, Barabbas avait été mis en prison pour une révolte qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre. On n’a pas de connaissance sur sa vie, sur sa personnalité et sur son avenir non plus. Bien qu’il soitune personnage secondaire, son rôle est particulier. Le peuple choisi Barabbas à la place de Jésus et par conséquence c’est Jésus qui va mourrir.
Ghelderode a trouvé essentiel, le rôle de Barabbas et il écrit sa pièce du point de vue de ce bandit. L’épisodiste de la Passion devient protagoniste cette fois. Dans la pièce, l’auteur nous présente Barabbas assez détaillé.
C’est moi, Barabbas,condamné capital, honni, ligoté, mais redouté toujours. Redoutable, je le serai jusque dans la mort ignominieuse, devant ces prêtres et ces juges et ces foules que j’ai fait trembler (…) Car je mourrai sans me rendre, dans toute la force de ma haine, en blasphémant(…) Après la monologue de Barabbas, pour la première impression on peut bien imaginer ce bandit, qui a commis pleins de crimes et qui estterrifiant, horrible, cruel et vraiment méchant. Il n’est pas désespéré ni triste. Il est prêt à mourir et il a encore la haine contre tous.
Mais est-ce qu’il est vraiment comme on l’a vu pour la première fois? Au cours de la pièce on connaît l’autre côté de Barabbas quand il identifie la justice, les mœurs et la pureté lorsque la société et tous sont méprisables et injustes.
Au début de...
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