Michelin

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  • Publié le : 11 décembre 2011
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MICHELIN[1]

|Une saga familiale |
|1832 : Aristide Barbier et Edouard Daubrée créent à Clermont-Ferrand une fabrique de machines agricoles et d’articles en caoutchouc |
|1889 : Les frères Michelin, André et Edouard, petit fils de Barbie, prennent la tête de la société baptiséMichelin et Cie |
|1891 : Premiers brevets sur des pneus démontables et réparables. Le coureur cycliste Ch. Terront gagne la course Paris-Brest-Paris |
|avec des pneus démontables |
|1898 : création de la mascotte Bibendum|
|1911 : Marcel Michelin – fils d’André – fonde l’Association sportive Michelin, rebaptisée en 1922 Association sportive montferrandaise|
|(ASM) |
|1931 : Premier prototype de micheline. La même année, Michelin prend lecontrôle de Citroën |

La saga Michelin commence en 1886. André Michelin (1853-1931), ingénieur de l’Ecole centrale, qui à créé à Paris une entreprise de charpente métallique et qui rêve d’être le futur Eiffel, est appelé à la rescousse d’une entreprise familiale, spécialisée dans le caoutchouc, au bord de la faillite, Barbier et Daubrée, installée àClermont-Ferrand. Il fait appel à son tour son jeune frère, Edouard (1859-1940), qui vient d’achever ses études aux Beaux-arts. Celui-ci renonce à une carrière d’artiste peintre pour devenir gérant de la société familiale en 1889.

L’origine

Rebaptisée pour l’occasion Michelin et Cie, l’entreprise ne fait pas encore de pneus. Mais, en 1889, un cycliste ayant crevé s’arrête devant la manufactureclermontoise pour demander de l’aide. Le pneu à remplacer n’a rien à voir avec les bandages pleins qui remplissent alors cette fonction : conçu par le vétérinaire écossais John Boyd Dunlop – qui vient de déposer le brevet – il est gonflé. Mais solidement collé à la jante, il est indémontable.
Deux ans plus tard, en 1891, Edouard Michelin présente le premier pneu démontable pour un vélo qui fait gagner aucoureur Charles Terront la course Paris-Brest-Paris. A Paris, André abandonne l’architecture métallique pour devenir l’agent commercial de l’entreprise de son frère. A Clermont, Edouard prend en charge la recherche et dirige la production. « Bibendum » est prêt à naitre.

Trois étapes

Première étape : l’exposition coloniale de Lyon en 1894. A l’entrée du stand Michelin sont placées 2 pilesde pneus, faisant s’exclamer à Edouard : « Avec des bras, cela ferait un bonhomme »
Deuxième étape : quelques semaines plus tard, André conclut une conférence à la Société des ingénieurs civils en affirmant : « Le pneumatique boit l’obstacle »
Troisième étape : André reçoit le dessinateur O’Galop venu lui montrer ses croquis. L’un deux représente Gambrinus, ce roi auquel la légende attribuel’invention du brassage de la bière, qui brandit un bock de bière et s’exclame : « Nunc est bibendum » (« C’est maintenant qu’il faut boire »), formule tirée d’une Ode d’Horace[2]. André a l’intuition de la bonne idée : un bonhomme fait de pneus remplace Gambrinus, une coupe pleine de clous et de tessons de bouteilles remplace le bock de bière, « Nunc est bibendum » reste et la formule « Le pneuMichelin boit l’obstacle » vient en légende. En avril 1898, les premières affiches sont tirées et le « Bonhomme » est baptisé en juin.

Le développement

Après le marché du vélo, les frères Michelin s’attaque à celui du fiacre, puis celui de la voiture. Entre 1891 et 1900, le chiffre d’affaire passe de 460 000 francs à 6 millions (équivalent de près de plus de 20 millions d’euros en pouvoir...
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