Militantisme

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  • Publié le : 28 mars 2011
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Soisic PELLET
Baptiste PEPION
L2 AES groupe 3

Si les manifestations contre la réforme des retraites ont attiré du monde dans les rues à l'appel des syndicats, ceux-ci paraissent avoir de moins en moins de monde à leur coté pour mener des actions non ponctuelles. De moins en moins de personnes se déclarent comme faisant parti d'un syndicat. C'est un phénomène que l'on ressent également dansles partis politiques, de droite comme de gauche.
Le militantisme est l'activité, l'attitude d'un militant dans le domaine politique, syndical, associatif… C'est le fait de lutter pour une cause, une idéologie, un parti.
Dès lors, on peut se demander : Ne peut-on nuancer le déclin massif du militantisme en y incorporant de nouvelles formes? Pour répondre a cette question, nous allons d'abordnous intéresser au déclin du militantisme traditionnel

I/ Un déclin certain du militantisme

Dans cette section nous allons présenter le déclin du militantisme à travers quelques chiffres mais aussi et surtout à travers ses causes, tout d'abord dans les partis politiques et chez les syndicats.

L'image des partis politiques à la base du déclin

Au niveau des chiffres, le constatest accablant pour les partis politiques. Le Parti Communiste est le parti qui a subi le plus de perte au niveau des adhérents. Il y a 50 ans, il ne comptait pas moins de 500 000 adhérents. Aujourd'hui il n'en reste plus que 127 000. Au niveau du Parti Socialiste, on estime à 200 000 le nombre d'adhérents, soit le même nombre qu'en 1988, pour un parti qui en comptait 300 000 à l'époque de la SFIOsous la 4ème République. Le constat n'est pas plus reluisant a droite où l'UMP culmine à 215 000 adhérents, soit 116 000 de moins que le RPR de moins qu'en 1984, alors que l'UMP est l'union du RPR et d'autres importantes composantes. On estime enfaite que le noyau RPR de l'UMP s'est délesté de la moitié de ses militants. Vers la fin des années 80, la gauche s'est délestée d'un nombre conséquentde militants dont une partie est allée militer pour la droite. Le reste est une fuite, ce sont des militants qui ont quittés le système partisan. Dès lors, on peut se demander quelles sont les raisons de ce désengagement vis-a-vis des partis. En réalité, les partis eux-mêmes en sont responsables. A la base, les français sont très méfiants vis à vis des partis, qu'ils considèrent comme une machineà diviser. De plus, à l'heure actuelle, seul 20% des français ont l'impression d'être bien représenté par un parti. Pour la plupart des autres, ils jugent les partis de plus en plus proches les uns des autres. Le dirigeant politique apparait aussi comme étant membre d'une classe à part coupée du citoyen lambda et de ses préoccupations. Il représente au mieux quelqu'un qui cherche son intérêtpersonnel, à savoir la réélection, et au pire quelqu'un de corrompu. D'ailleurs la baisse du nombre d'adhérents démarre sous François Mitterand, dont le mandat a été émaillé par bon nombre de scandales politiques ou financiers, et a continué de baisser sous Chirac et Sarkozy dont les mandats ont également été assombris par des scandales, ce qui explique la méfiance des français vis-à-vis des partispolitiques. Du coup les partis apparaissent comme une structure éloignée du citoyen, presque comme une mafia. Les français ne se désintéressent pas de la politique mais ne croient plus en les hommes politiques, ce qui fait qu'ils ne veulent pas s'engager, d'où la perte de militants. Il faut également souligner qu'auparavant, un parti politique était considéré comme un canal de socialisation quipouvait de plus permettre une promotion sociale, ou au moins permettait d'avoir la considération du haut de la hiérarchie du parti en guise de reconnaissance. Mais aujourd'hui, les partis peuvent relayer leurs idées et faire leur pub dans les médias, que ce soit par Internet ou la télévision, ce qui aboutit à un début d'indifférence des leaders vis-à-vis des militants, ce qui n'incite pas les...
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