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Mines : le sous-sol africain a la cote: La ruée vers l'Ouest africain Afriq...

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N°2590 Du 29 août au 4 sept. 2010 Découvrez le sommaire Abonnez-vous Édition digitale

MINES : LE SOUS-SOL AFRICAIN A LA COTE
MINES investissement(324)- mines(149) - Chinalco(5) - ArcelorMittal(5)

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La ruée vers l'Ouest africain
12/08/2010 à 12h:33 Par Christophe Le Bec

En investissant autour de 10 milliards d’euros dans la région, grands producteurs mondiaux mais aussi juniors minières et sidérurgistes veulent sécuriser leurs approvisionnements face à une demande internationale toujours en hausse. Ils sontpartis à la conquête de l’Ouest : les trois premiers producteurs de fer mondiaux, le brésilien Vale et les australiens BHP Billiton et Rio Tinto (70 % de la production mondiale à eux trois), mais aussi leurs clients sidérurgistes, les chinois Chinalco et Shandong Iron and Steel, le franco-indien ArcelorMittal ou encore l’indien Tata Steel, sont bien décidés à faire des gisements de fer del’Afrique

Mine de phosphate d' Ahotoé (Togo) près de Lomé. © Vincent Fournier/J.A.

occidentale une nouvelle source d’approvisionnements. Et ils sont prêts à braver tous les dangers pour cela : s’associer avec des juniors minières à la réputation sulfureuse et opérer dans des zones reculées et politiquement instables. En moins de six mois, pas moins de cinq méga-accords miniers ont été annoncés,totalisant près de 10 milliards d’euros, dans trois pays jugés jusqu’alors risqués par les miniers : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. C’est la conjoncture qui a replacé l’Afrique au centre du jeu mondial : la demande a considérablement augmenté depuis dix ans, dopée par la voracité de la Chine, qui développe son industrie. Les augmentations de production des deux pays leaders, l’Australie et leBrésil, ne sont pas suffisantes pour faire face. La Chine accroît sa production nationale, mais son minerai reste pauvre en fer (à peine 20 %). Les prix ont explosé, passant, pour le minerai à 62 %, d’environ 60 dollars la tonne au début des années 2000 à 180 dollars fin avril sur les marchés à court terme. Depuis, un report stratégique des commandes chinoises a fait retomber ce prix autour de115 dollars (environ 89 euros), mais la tendance de fond reste orientée à la hausse et pousse les miniers à investir. De leur côté, les sidérurgistes tablent sur l’intégration verticale. Ils veulent acquérir leurs propres mines pour gagner en indépendance et surtout se prémunir contre la volatilité des cours, qui va s’aggraver avec le nouveau système de fixation des prix du fer, validé en mars :pour les gros volumes, il n’y a plus de prix fixes sur une année entière (long terme), tous les achats sont désormais négociés sur le marché (court terme). La Guinée continue d’attirer Dans ce contexte, les gisements ouest-africains aiguisent les appétits de tous : avec des réserves estimées entre 250 millions et 500 millions de tonnes, dont une bonne partie à 65 % de teneur en métal (soit le niveaudes meilleures mines australiennes), ils ont de quoi séduire. À Conakry, alors que se termine la phase délicate de la transition politique, on assiste à une véritable ruée vers le fer. Le 19 mars, Rio Tinto et Chinalco annonçaient un investissement de 2,2 milliards d’euros pour l’exploitation des lots nord du massif du Simandou, la troisième réserve mondiale de fer, isolée au cœur de la région dela Guinée forestière. Le 1er mai, Groupe Jeune Afrique - Contacts - Conditions d'utilisation - Tags c’était au tour de Vale de révéler son intention d’exploiter les lots sud de la même montagne. Pour 1,9 milliard d’euros, le La revue pour l'intelligence du monde - Les éditions du Jaguar - The Africa Report numéro un mondial s’est offert 51 % de la filiale guinéenne de BSGR, la major minière de...
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