Mirofinance

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Financer la Microfinance pour la réduction de la pauvreté
David S. Gibbons et Jennifer W. Meehan Il ne fait aucun doute qu’il existe une forte demande de services de la microfinance parmi les pauvres. Aujourd’hui plus de dix neuf millions parmi les familles les plus pauvres y ont accès. Ce qui est encourageant parce que ce nombre a augmenté de façon substantielle depuis 1997 lorsque la Campagnedu Sommet du Microcrédit (CSM) avait été lancée. Mais c’est aussi intimidant de savoir qu’il y a encore 81 millions de familles très pauvres qu’il faut atteindre avant d’accomplir l’objectif fixé par la Campagne qui est d’offrir des services de microfinance à plus de 100 millions de familles les plus pauvres du monde. Il n’y a pas une pénurie d’institutions de microfinance (IMF), mais la plupartsont petites. Si seulement les 10% des 1.580 IMF de la Campagne qui servent les très pauvres pouvaient être développées pour servir chacune en moyenne 500.000 familles très pauvres, alors le déficit de 81 millions de familles pourrait être surmonté. Beaucoup d’efforts sont en train d’être faits pour développer la capacité des IMF qui ont la vision et la volonté de fournir des services demicrofinance à un grand nombre de familles pauvres. De nouveaux outils de gestion efficaces sont créés et disséminés à travers les institutions de microfinance. Les formations sont offertes par le Groupe Consultatif d’Assistance aux plus Pauvres (CGAP) au niveau de ses hubs de formations à travers le monde et par les réseaux des IMF. Très peu de réflexions et d’efforts ont été fais pour rechercher lesmontants et le type de capitaux qui seraient nécessaires pour développer la prochaine génération des leaders de la microfinance. Le problème n’est pas le manque de fonds de rétrocession, mais les capitaux propres pour aider à les mobiliser—et les financements pour couvrir les déficits d’exploitation inévitables qui sont liés à la croissance. Pour surmonter cet obstacle majeur, un nouveau paradigme definancement est nécessaire. Premièrement, on doit identifier des alternatives aux capitaux propres traditionnels. Les instruments assimilés aux capitaux propres, ou quasi capitaux propres, tels que les dettes subordonnées, dettes convertibles, actions privilégiés et Droits de Tirage Spéciaux, qui peuvent être des alternatives plus acceptables par rapport aux bailleurs de fonds de capitaux proprestraditionnels, pourraient être une large partie de la solution. Deuxièmement, les IMF doivent ajuster leurs bilans pour présenter une image fidèle et juste de leur santé financière. Valoriser au prix ou taux du marché les emprunts subventionnés pour saisir le bonus implicite résultant des taux d’intérêts bas dont bénéficient les IMF, puis capitaliser ce bonus dans le bilan comme fonds propres oucapitaux propres, est une importante partie de la solution. Finalement, on doit questionner les standards répandus de microfinance sur l’adéquation des capitaux propres, qui gonflent le montant des capitaux propres (alors que l’offre est déjà limitée) que les IMF doivent inscrire dans leurs bilans. Les lecteurs doivent comprendre que l’on ne cherche pas à encourager le type de comptabilité“créative” qui est en train de créer des problèmes aux grosses entreprises ces derniers jours. Mais il s’agit plutôt une proposition d’analyse des états financiers déjà audités, afin de présenter une image fidèle et juste de la santé financière et de l’adéquation des capitaux propres des IMF. L’effet combiné de ces trois initiatives est de: i) accroître la disponibilité des fonds pour combler les déficitsd’exploitation grâce aux quasi capitaux propres; ii) minimiser le montant des capitaux propres et les financements assimilés aux capitaux propres que les IMF doivent trouver; iii) maximiser leurs capacités à mobiliser les fonds de rétrocession auprès des banques ou d’autres sources commerciales ou semi
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commerciales. L’essentiel étant de surmonter l’obstacle que pose les capitaux propres,...
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