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  • Publié le : 23 décembre 2010
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François d’Angoulême monte sur le trône le 1er janvier 1515. Il a 19 ans. Certes, il va modifier le château de Blois, mais nous savons qu’il a fait bien plus que cela. Dans les premières années de son règne, ou tout lui sourit, il va lancer de grands projets d’architecture, inspirés des découvertes qu’il a pu faire en Italie, mais il su les faire adapter au goût français. Sans le savoir, il lancela Première Renaissance Française, avec Blois, bien sûr, mais aussi avec Chambord, qui est son autre grande réalisation.
Nous avons vu les modifications apportées par Louis XII entre 1498 et 1503. Une douzaine d’année seulement après la construction de l’aile de son prédécesseur, François Ier se lance dans l’aménagement du palais de sa capitale. Les travaux commencent vers 1516 ou 1518.
Lejeune monarque est confronté à un problème de taille dans l’édification de son aile, qui vient remplacer le vieux logis occupé par Louis XII, la présence de l’enceinte du XIIIe, contre laquelle est adossé le logis médiéval. L’architecte (non connu) va alors édifier l’aile de part et d’autre de la muraille, c’est la grande originalité de cette construction. Cette fortification se devine encore, lors dela visite, vous devrez passer à travers un énorme mur de refend, pour passer des salles donnant sur la cour aux salles donnant sur la façade des Loges.
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Cette façade donne sur les jardins, déjà évoqués. Elle est la trace la plus évidente de l’influence italienne au château. Elle s’inspire en effet de la façade conçue par Bramante, finie par Raphaël, au palais du Vatican, dans la cour SaintDamase. Quant à l’inspiration supposée, pour la travée rythmique, alternance entre pilastres jumelés et arcs, du palais du Belvédère de Bramante, elle est aujourd’hui contestée. L’originalité est que chacune des loges est indépendante, elles ne communiquent pas entre elles. Le but est, bien sûr, de pouvoir profiter, en hauteur, de la vue sur les splendides jardins italiens disparus au XIXesiècle, avec l’arrivée de la gare à Blois.
La façade sur cour est sans doute essentielle dans l’histoire de l’architecture de la Renaissance française. Il manque deux travées à cette aile, détruite par Gaston d’Orléans, pour y installer l’aile classique, ce qui déséquilibre un peu l’ensemble. A l’origine, l’escalier d’honneur était au centre de l’aile, ce qui n’est plus le cas.
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Nous voyonsbien que nous sommes à une période de recherche et de changements d’idées, car il existe des traces de modifications liées à la construction. L’ornementation est plus riche à droite de l’escalier qu’à gauche. Nous y retrouvons cependant ce qui deviendra le classique de cette architecture, le quadrillage, créé par les pilastres, autour des croisées, confrontés aux moulures horizontales, entre lesétages. Ce quadrillage doit mener le regard vers le haut, attirer par les lucarnes, richement sculptées. Pourtant, ici, on note une imposante corniche, qui gâche cette élévation, c’est là aussi le signe de choix curieux et encore expérimentaux pour la Renaissance. Elle s’interrompt d’ailleurs pas pour le gigantesque et célèbre escalier, elle le contourne.
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Cet escalier d’honneur est lepoint d’orgue de la construction, la façade s’organise normalement autour de lui. Tout en conservant une grande tradition française (la vis hors-œuvre, comme à Chaumont par exemple, même plan, même taille), il est modernisé par un décor sculpté extraordinaire, emblèmes royaux, ornements italiens inspirés du répertoire antique (statues, balustres, candélabres…). Quant à connaître la responsabilité deLéonard de Vinci, dans cette œuvre, comme dans l’escalier de Chambord, elle n’est que conjecture, faute de preuves tangibles. Ceci ne remet pas en cause l’amitié qui lie les deux hommes dans ces années, puisque c’est bien François Ier qui fait venir Léonard en France en 1516, l’installe au Cloux (le Clos Lucé), le considère comme son père, jusqu’à la mort du génie à Amboise, en 1519. C’est...
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