Moderato cantabile chapitre 7

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  • Publié le : 25 mai 2010
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MODERATO CANTABILE
Chapitre 7

Introduction :

Dernier volet de la quatrième journée (la plus longue : vendre = chap. 5-6-7).
Avant dernier chapitre qui représente l’apogée de l’histoire entre Anne et Chauvin avant le dénouement du chapitre 8.
Ce chapitre qui raconte un dîner mondain chez Anne représente une infraction caractérisée de tout ce qui précède aussi bien surle plan de l’histoire que sur le plan narratif.

I/ L’histoire d’une transgression

1) Une histoire différente

L’histoire s’était essentiellement déroulée autour du tête-à-tête des deux amants accompagné par l’enfant. Ici, ils sont séparés, Anne étant à l’intérieur (dîner) tandis que Chauvin (« un homme », « l’homme », jamais nommé…) ère sur le boulevard et sur la plage. Ils sonten proie au même désir violent symbolisé par l’odeur du magnolia pour lui et par celui que porte Anne entre ses seins pour elle. Entre eux, il y a des personnages qui font obstacle : LE MARI (« un homme », « on »), LES INVITES (anonymes, on ne connaît que le nombre : 15).
On remarque que c’est Chauvin qui pour la première fois a l’initiative : c’est lui qui vient vers Anne tandis qu’àl’ordinaire, c’est Anne qui vient à lui dans le café.
Aux discussions sur l’histoire des deux amants criminels se substituent le récit du repas.

2) Un espace-temps interdit

On pénètre dans un espace interdit jusque là. Le texte a franchi les grilles soigneusement fermées et nous pénétrons dans la maison d’Anne (plus le café). Les paroles de Chauvin essayaient de forcer cettebarrière en la forçant à parler de son salon, sa chambre, son lit.
Le temps n’est plus le même ; (avant : de 5 à 7h -> de plus en plus tard) cette scène se déroule la nuit (« la nuit noire du printemps naissant »), passage du désir à la jouissance.

3) La transgression des codes sociaux

Anne avait déjà commencé : boire du vin, dans un café, avec un homme, ex employé de sonmari…
Ici, cela commence par le retard d’Anne (« elle arriva ce soir, bien plus tard qu’hier », « ceux qui l’attendirent », « Anne est en retard », …), elle ne s’excuse pas (« ne s’excusa nullement », « on le fit à sa place » => important montré par la redondance « Anne est en retard, excusez Anne ») et elle ne s’est pas apprêtée pour cette soirée (« désordre blond de ses cheveux », « elleoublia ce soir de les farder »). Elle fait scandale par son absence, son incapacité à participer à la conversation (« Anne n’a pas entendu », « essaye de remonter le cours de la conversation, n’y arrive pas »), ainsi que par son état d’ébriété (« dans ses yeux élargis, immodérés », « des lueurs de lucidité passent encore », « un sourire fixe rend son visage acceptable ») Anne franchit les bornes(« on ose enfin le dire », « elle exagère »).

Mais ce ne sont pas seulement les usages mondains qui sont transgressés par Anne, ce sont toutes les normes narratives établies jusqu’ici.

II/ Un fonctionnement transgressif

1) Le rapport récit / discours

Jusqu’ici, le récit était intercalé dans le dialogue omniprésent et surtout, c’est le dialogue qui concentrait le peud’action. Ici, nous sommes dans un récit pur, de faits, d’actions. Il y a quelques bribes d’action qui sont inséré dans le récit conjonctif. Les dialogues sont réduits à quelques mots. De plus, ils sont épars et répètent le récit (« Anne est en retard, excusez Anne »). Le langage se réduit à une espèce de fonction phatique. Les seules paroles intéressantes sont rapportées au discours indirect (« qu’elleexagère ») et sont prononcées par les domestiques.

2) Un nouveau point de vue

C’est sur ce point que l’infraction est la plus nette. C’est un récit de pure action, mais aussi de transcription de pensées. Le narrateur est plus que jamais observateur, mais il a changé de nature. Il n’est plus seulement lié à Anne. Avant, le récit suivait systématiquement Anne tandis qu’ici, on...
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