Molière ecole des femmes

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  • Publié le : 3 avril 2009
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Devoir N°5

Questions
1. Quel point commun présentent les quatre scènes proposées ? Identifiez le registre de chacune d’elle.

La comédie de Molière l'Ecole des femmes, en cinq actes et en vers soulève des questions importantes (l’institution du mariage et l’éducation des filles), tranche nettement avec les thèmes habituels de la farce ou de la comédie à l’italienne. Innovation littéraireen même temps que critique originale de la société du temps, elle irrite certains auteurs concurrents autant qu’elle choque les tenants de la morale traditionnelle.
Entre comédie et tragédie, L'École des femmes reprend le thème classique du conflit entre l'âge de raison et l'âge rebelle à la raison.
Arnolphe veut fabriquer un être à sa mesure. Il est le reflet d’une société où la femme est lejouet de l’homme. Le mariage est une institution qui ne repose pas sur l’amour mais sur la puissance de l’autorité. La femme n’a aucun choix. Être amoureux est honteux ; les filles sont livrées aux hommes par des marchés entre pères de famille.
Les hommes pensent qu’il est bénéfique pour eux d’épouser de jeunes filles naïves et insouciantes car ils peuvent ainsi avoir une meilleure autorité surelles. Les communautés religieuses se chargent de les rendre les plus innocentes possible. Au moment de leur mariage, elles savent le plus souvent à peine lire et écrire ; de la sorte elles peuvent être soumises et obéissantes à leur mari. Celui-ci fait ainsi office de second père, en manifestant sa toute-puissance.
Le deuxième texte est la comédie de Molière « le Misanthrope ». Dans l’extrait quinous a été proposé Alceste a un entretien houleux avec Célimène. Il lui reproche d'avoir de trop nombreux prétendants. Célimène l'assure de son amour mais Alceste fait une crise de jalousie.
Alceste se plaint des nombreux soupirants de Célimène. La coquette, tout en protestant de son amour pour le misanthrope, refuse de se couper du monde et considère que son devoir et son intérêt exigent de sapart une attitude de compréhension envers tous : elle ne peut briller à la cour que si elle montre un abord séduisant.
Dans une perspective morale, on pourrait lire la pièce comme l’histoire d’un jaloux dans son bon droit, bafoué par une coquette hypocrite qui l’oblige à demander pardon.
Le troisième texte est un extrait de la tragédie de Racine « Bérénice ».
Titus ne peut mettre en danger samission à la tête de Rome au nom de la passion qui l’unit à Bérénice. La pièce aurait pu procéder par revirements et coups de théâtre pour unir puis éloigner successivement les deux personnages. Racine choisit au contraire de supprimer tous les événements qui pourraient faire de l’ombre à l’unique action du drame : l’annonce, par Titus, du choix qu’il a fait de quitter Bérénice. Le très grand artde Racine consiste à « faire quelque chose à partir de rien », à créer chez le spectateur « cette tristesse majestueuse » qui fait tout le plaisir de la tragédie.

Parlant d’amour et de gloire, la tragédie de Racine répond aux aspirations de ses contemporains. Passion, pouvoir et histoire se mêlent au cours de cette journée où Titus va se séparer de Bérénice. Aujourd’hui, le public est plusétranger au conflit entre l’amour et la raison d’état. Par contre, l’étude de la passion amoureuse, le lyrisme d’une douleur qui enlève jusqu’à la parole aux héros, nous touchent toujours. C’est pourquoi l’amour semble le thème principal.

Le texte suivant est un extrait de la tragédie de Racine « Phèdre ». Le roi Thésée étant absent, Phèdre finit par avouer son amour à Hippolyte, fils de Thésée etd'une amante amazone.

Le personnage de Phèdre est l’un des plus remarquables des tragédies de Racine. Elle est à la fois coupable du malheur des autres et victime de ses pulsions. L’Šuvre de Racine s’inscrit dans le registre tragique par le caractère de Phèdre à inspirer terreur mais aussi pitié, accablée par le poids de l’hérédité dont elle est condamnée dès le début de la tragédie.

Dans...