Molière tartuffe

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  • Publié le : 13 mai 2009
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On est au XVIIe siècle dans le salon du bourgeois Orgon. Madame Pernelle, sa mère, s'apprête à quitter la maison et reproche à sa belle-fille et à ses petits-enfants leurs habitudes mondaines, alors qu'Orgon a accueilli chez lui un dévot personnage du nom de Tartuffe, dont, prétend-elle, tous feraient bien de suivre l'exemple. Chacun s'indigne de ces propos : Tartuffe est un hypocrite, unmisérable aventurier, qui, sous prétexte de religion, exerce un pouvoir tyrannique sur la maison. Cléante lui-même, le beau-frère d'Orgon, approuve. De la conversation qu'il tient avec la servante Dorine, nous apprenons qu'Orgon manifeste un véritable culte à Tartuffe. Revenu de voyage, Orgon, ne pensant pas à ses enfants, s'inquiète de la santé de Tartuffe, ne prête même pas attention à la mention quilui est faite des malheurs de sa femme. Comme Cléante le lui reproche, il répond, parlant de Tartuffe : «Il m'enseigne à n'avoir affection pour rien. De toutes amitiés il détache mon âme». Son beau-frère a beau lui affirmer que la vraie dévotion est charitable, humaine, discrète, et non pas ostentatoire et égoïste comme la pratiquent les hypocrites, rien n'y fait. Orgon clôt là l'entretien, non sansavoir oublié de confirmer la promesse qu'il fit de marier sa fille, Mariane, avec Valère. Et pour cause : il annonce à la pauvre enfant qu'il lui destine Tartuffe. Heureusement, Dorine, qui n'est pas loin, prend le parti de la jeune fille, ridiculise Orgon, qui se retire fort en colère, et exhorte Mariane à lui tenir tête. Valère arrive et, persuadé que sa fiancée a consenti à épouser Tartuffe,il lui reproche vivement son attitude. Les deux amants se fâchent et, n'était la sage Dorine qui réussit à les réconcilier, leur brouille eût été irrémédiable. Excédé, Damis, le fils d'Orgon, veut débarrasser la famille de l'hypocrite, et ce par la force. Dorine lui conseille la prudence.
Enfin, Tartuffe fait son entrée en scène. Il va remplir ses devoirs de bon chrétien et le fait savoir en lecriant à son valet. Dorine ne se laisse pas abuser, et lui reproche d'être hypocrite. Tartuffe feint de ne se rendre compte qu’alors de sa présence, sortant un mouchoir pour lui cacher son décolleté. La vision d'un sein, selon lui, choque la pudeur. Dorine se moque de lui et lui fait remarquer qu'il n'a aucune résistance aux tentations de la chair. Pour toute réponse, il tourne les talons. Mais, enapprenant qu'Elmire désire le voir, il s’arrête et se radoucit. À peine se croit-il seul avec elle qu'il tente de la séduire, lui "serre le bout des doigts" (vers 913) et lui met bientôt la main sur les genoux. Elmire se récrie d’abord, puis se ressaisit. Adroitement, l'homme lui fait comprendre que ce n'est pas Mariane qu'il aime, mais bel et bien elle. Comme il la supplie d'oublier cetincident, elle s'engage à ne pas dévoiler le scandale en lui faisant promettre de convaincre Orgon de laisser Valère épouser Mariane. La conversation est brutalement interrompue par Damis, qui était caché non loin de là et qui a tout entendu. Il veut profiter des aveux de Tartuffe, et va immédiatement prévenir Orgon. Lorsque celui-ci s’adresse à Tartuffe, l'hypocrite, au lieu de se justifier, avoue tout,joue les persécutés, s'accuse de mille crimes, demande qu'on le chasse «comme un criminel»... et la réaction attendue par Damis est contraire : Orgon ne croit pas un mot de l'accusation de son fils, qu’il accuse de calomnie, et, s'énervant, le chasse de la maison et le déshérite. Lorsque Tartuffe et Orgon sont seuls, l’hypocrite poursuit sa comédie, prétend partir afin de préserver l'unité de lafamille. Orgon, aveuglé par l'admiration qu'il lui porte, tente de le consoler et, pour lui prouver son affection, lui donne sur le champ tous ses biens. Le faux dévot feint de résister puis accepte ce présent en arguant que "la volonté du seigneur soit faite" (vers 1182).
Au début de l'acte IV, Cléante presse le nouveau possesseur de la maison de réconcilier le père et le fils. Tartuffe...