Moliere le malade immaginaire

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  • Publié le : 23 juin 2010
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André Durand présente

‘’Le malade imaginaire’’
(1673)

comédie en trois actes et en prose de MOLIÈRE

avec un prologue et trois intermèdes
(musique de Marc-Antoine Charpentier)

pour laquelle on trouve un résumé

puis successivement l’examen de :

l’intérêt de l’action (page 2)l’intérêt littéraire (page 4)

l’intérêt documentaire (page 4)

l’intérêt psychologique (page 6)

l’intérêt philosophique (page 7)

l’intérêt du spectacle (page 7)

Bonne lecture !

En dépit d'une santé robuste, Argan est un hypocondriaque qui est persuadé qu'il est gravement malade. Il réclame lessoins et l'attention de tous. Son tourment, bien réel, le fait recourir aux avis des médecins et des apothicaires, qui, prompts à la prescription, trouvent en lui «une bonne vache à lait» et lui font dépenser une fortune en traitements aussi nombreux qu'inefficaces. Le même désir d'être tenu pour souffrant le fait s'abandonner comme un enfant aux soins de Béline, sa seconde femme, qui est hypocriteet intéressée. Pour se rassurer, il veut même donner pour époux à son aînée, Angélique, Thomas Diafoirus, jeune médecin et fils de médecin ridicule. Mais, amoureuse de Cléante, la jeune fille fait tout, avec la complicité de Toinette, la servante, pour refuser ce benêt qu'on veut lui imposer, et épouser celui qu'elle aime. Elle y parvient grâce à une ruse de Toinette qui contribue à démasquerBéline.

Analyse

Intérêt de l'action

Classification : C’est une comédie, plus exactement, une «comédie meslée de ballets», une «comédie plénière», destinée aux fêtes du Roi, un divertissement chorégraphique et musical où les allusions au roi, qui, d’ailleurs, voulait que tous les arts soient représentés dans un même spectacle sont nettement adulatrices. S’y est manifestée une volonté de fusionen un seul spectacle du théâtre, de la danse et de la musique, ce qu'on appellerait aujourd'hui du théâtre total. Mais les productions contemporaines ne s'embarrassent habituellement pas des intermèdes musicaux et des ballets, d’autant plus qu’ils n'ont pas de lien avec la pièce et que ces divertissements à grand déploiement risquent d’éclipser le drame ridicule du protagoniste qui, lorsqu’il enest dépouillé, devient plus tragique, la pièce recélant beaucoup de souffrance, de solitude.

Originalité : Molière s’est nourri à de nombreuses sources.

Déroulement : Il y a de tout dans la pièce de Molière : de la farce grossière, de la «grande comédie», de la docte peinture, de la comédie cruelle, du galant (la scène d'Angélique et de Cléante), de l'attendrissant (la scène avec Louisonqu'admirait tant Goethe) ; d'où une pièce hétérogène qui manque d'unité de ton, si elle respecte l'unité de temps, l'unité de lieu, l'unité d'action.
La comédie tient à l'attention portée à une bizarrerie d'un caractère, une monomanie, ici l'hypocondrie, qui contrarie un amour qui saura triompher des obstacles. Toute l'action tourne autour d'Argan, le personnage sans cesse présent, à l'exception dequelques très courtes scènes, devant qui défilent les membres de la famille et les personnages extérieurs. On pourrait distinguer trois données : Argan et les médecins, Argan et sa femme, Argan et le mariage d'Angélique. Argan sauvegarde donc l'unité d'action.

Acte I : monologue d'entrée, premier élément d'action : l'amour romanesque d'Angélique pour un bel inconnu qui est contrecarré par leprojet de son père d'avoir pour gendre un médecin et celui de Béline de l'enfermer dans un couvent (le quiproquo). Mais Molière a l'habileté d'empêcher, dans le premier acte, qu'une véritable explication ait lieu entre père et fille, permet à Toinette de discuter avec Argan fait intervenir Béline qui se montre maternellement affectueuse pour Argan.

Acte II : péripétie de l'intrusion de...
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