Moliere

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  • Publié le : 15 décembre 2010
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Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, né à Paris, baptisé le 15 janvier 1622 et mort à Paris le 17 février 1673, est un dramaturge et acteur de théâtre français.

Grand auteur comique, il a peint les vices de ses contemporains et les plaies de la société de son temps et a crée des personnages immortels : Harpagon, Tartuffe, Don Juan, Alceste.

Provocateur, il a osé critiquer, dans Tartuffe etDon Juan, une société qui ne permettait pas l’expression ouverte d’idées non-conformes au système de pensée en vigueur. Il a polarisé les passions. Ses ennemis l’ont contraint à s’orienter vers des sujets plus inoffensifs.

Grand comédien, il ne pouvait se passer des planches. « Il était tout comédien depuis les pieds jusqu’à la tête ; d’un sourire, d’un clin d’œil, d’un remuement de tête, ilfaisait concevoir plus de choses qu’un grand parleur n’aurait pu dire en une heure[1]. »

« Molière a réussi, Il est riche, fêté, adulé, contesté. Il est malade. Il meurt jeune, quasi sur la scène. Il a suscité les passions. C’est la première idole des temps modernes. Il en a eu la gloire et la fragilité », écrit son biographe Roger Duchêne[2].

Biographie
La jeunesse de Molière

Molière estné au coin de la rue Sauval (anciennement des Vieilles-Etuves) et de la rue Saint-Honoré (maison détruite en 1802). Toute la famille habite le quartier des Halles (détail du plan de Turgot, 1739).Sa famille
Jean Poquelin, que l’on appellera Jean-Baptiste et qui sera Molière, est baptisé le 15 janvier 1622 à Saint-Eustache, dans le quartier des Halles à Paris[3].

Il est né dans la maison[4] oùson père, Jean Poquelin, marchand tapissier, a installé son fonds de commerce deux ans plus tôt avant d’épouser sa mère Marie Cressé. Son grand-père paternel et son grand-père maternel, tous deux marchand tapissier, exercent leur métier dans le voisinage, rue de la Lingerie (2 et 3 sur le plan).

Les Poquelin et les Cressé sont des bourgeois riches qui vivent à leur aise dans des demeuresconfortables et agréablement meublées[5]. Le grand-père Cressé a une maison de campagne à Saint-Ouen. Un oncle de Molière est musicien et collabore à la musique des ballets de cour[6].

En 1631, le père de Molière rachète à son frère cadet un office de « tapissier ordinaire de la maison du roi[7]».

Le petit Molière aura trois frères et deux sœurs (aucun ne lui survivra). A dix ans, il perd samère. Son père se remarie avec Catherine Fleurette, dont il a trois filles, mais qui meurt en 1636. En 1637, le père de Molière, qui ne se remarie pas, obtient la survivance de sa charge pour son fils qui a quinze ans.

Ses études
Sur ses études et sa formation littéraire, Molière n’a pas fait de confidence et il n’existe aucun document. Les témoignages sont tardifs, contradictoires et entachés depolémiques. Dans une courte biographie en tête des Œuvres complètes parues dix ans après sa mort et attribuée à deux fidèles La Grange et Vivot, on lit qu’il fit ses études secondaires au collège de Clermont ( lycée Louis-le-Grand ) chez les jésuites, un des meilleurs collèges de Paris, où « sa vivacité d’esprit le distingua de tous les autres ».

Grimarest, le premier à avoir écrit une Vie deMolière en 1705 en s’appuyant sur les confidences de sa veuve et de Baron, son comédien préféré, raconte [8] qu’au collège il avait comme condisciples Bernier et Chapelle, fils naturel d’un riche conseiller au parlement de Metz. Ce dernier avait comme précepteur Gassendi, philosophe sceptique et épicurien, qui aurait admis Molière parce qu’il avait remarqué chez lui des dispositions philosophiques,ainsi que Bernier et Cyrano de Bergerac. Molière se serait intéressé à la doctrine d’Épicure, exprimée sous sa forme la plus poétique, mais aussi la plus radicale, par Lucrèce, qu'il aurait alors traduit et dont il reprendra quelques vers dans Le Misanthrope[9].

A sa sortie du collège, selon son contemporain (lié à la famille Poquelin) Le Boulanger de Chalussay, qui l'écrit dans une comédie...
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