Mon aventure....

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  • Publié le : 1 juin 2011
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DRULES_DE_VACANCES Auteur : MALEFIC

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Malgré la douceur de cette belle soirée d’août, Sir Douglas Murray et sa femme étaient terriblement vexés. Ils sortaient d’un dîner chez l’une de leurs relations, et la soirée s’était très mal passée. Ils comptaient épater leurs hôtes en parlant de leur nouvelle résidence secondaire enItalie (la sixième qu’ils achetaient) mais leurs amis ne leur en avaient pas laissé le temps : ils avaient monopolisé l’attention toute la soirée à raconter les « wonderful holidays » qu’ils avaient passé au printemps dans un petit département français, « so nice » et « so genuine » : la Vendée. A les entendre, c’était le paradis sur Terre : des plages magnifiques, une mer agréable (vous pensez parrapport à chez eux, nos 20° dans l’eau c’est les Caraïbes), des autochtones charmants … dont bien évidemment Sir Douglas et sa femme n’avaient jamais entendu parler. Ils passèrent donc pour des incultes toute la soirée, ce qui leur déplut atrocement. Le lendemain matin, leur première occupation fut donc, après le thé et les toasts, de revendre leur villa à Pise et de contacter une agence immobilièrevendéenne, qui revendait ou construisait de grandes propriétés dans la région. Comme ils n’avaient qu’une vague idée de ce à quoi pouvait ressembler l’architecture locale, on leur conseilla de prendre quelques jours de vacances pour venir visiter et ainsi se faire une idée de ce qu’ils voulaient. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sir Douglas prévint ses collègues du Parlement qu’il s’octroyait quelquesjours de vacances et sa femme Margaret prit un rendez-vous en urgence chez son esthéticienne. Pendant ce temps, le personnel de leur maison londonienne s’affairait à préparer les bagages de Monsieur et de Madame, ainsi que ceux de leur fils Chad Michael, dix-neuf ans, futur diplômé de Harvard, que Sir Douglas avait décidé d’emmener pour lui sortir un peu le nez du Financial Times. Evidemment, onemmenait aussi Sweetie, la chienne caniche de Margaret, qu’il était in-con-ce-va-ble de laisser à Londres. En fin de matinée, tout était prêt. James, le chauffeur, avait chargé la petite limousine (celle de tous les jours) et vérifié les niveaux, Chad Michael avait préparé ses DVD et ses CD pour ne pas s’ennuyer, Sweetie dormait dans son panier spécial voyage à l’arrière et Sir Douglas et LadyMargaret avaient pris place sur les sièges en cuir. Aux environs de onze heures, James prit le volant, direction Brighton où ils devaient prendre le bateau. Ils y arrivèrent à l’heure du déjeuner et prirent le temps de manger dans un restaurant (5 étoiles of course), le ferry n’accostant qu’à quinze heures. Quand il fut enfin à quai, on embarqua la voiture que l’on ferma à triple tour, puis on partitprofiter des plaisirs du bord (en effet, c’était un navire de la Brittany Ferries, 5 étoiles, avec casino, boutiques, bar etc.). La traversée se déroula sans heurts, mis à part pour Sweetie qui fut malade, ben… malade comme un chien quoi. En plus, comme il faisait un temps à ne pas mettre un caniche dehors, la pauvre petite ne put aller prendre l’air et gémit pendant toute la traversée. Enfin, onarriva au Havre aux environs de dix-neuf heures. On débarqua prudemment la limousine puis on fit route vers la Vendée. Ils s’arrêtèrent en route dans un charmant petit village où résidaient des amis à eux, les Smith, qui tenaient des chambres d’hôtes. On mangea fort bien, on but, on rit, on échangea quelques banalités et les nouvelles des stars londoniennes, puis les Murray prirent possession deleurs chambres à l’étage. Ils dormirent très bien, même si le berger allemand de leurs amis vint plusieurs fois gratter à la porte, manifestant ainsi son désir de faire plus ample connaissance avec Sweetie. Ils reprirent la route le lendemain matin, après un succulent petit-déjeuner typiquement vendéen, avec du beurre au sel de Noirmoutier et de la confiture de coings bien de chez nous. La...
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