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  • Publié le : 14 juin 2011
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GEORGES MARCHAIS

Georges Marchais, né le 7 juin 1920 à La Hoguette (Calvados) et mort le 16 novembre 1997 à Paris, est un homme politique français. Il est secrétaire général du Parti communiste français de 1972 à 1994 et député de 1973 à 1997. Georges Marchais est le fils unique de René Marchais (1886-1930), ouvrier carrier, et de Germaine Boscher (1889-1974), veuve de guerre, remariée.Georges Marchais devient mécanicien ajusteur à l'usine aéronautique Voisin d'Issy les Moulineaux juste avant l'invasion allemande de mai 1940.

Difficultés politiques et polémiques:
Il part travailler en Allemagne en décembre 1942, chez Messerschmitt à Augsburg. En 1970, Charles Tillon accusera Georges Marchais de s'être porté volontaire, les principales réquisitions allemandes de main d'œuvren'ayant débuté qu'après la loi du 16 février 1943. Toutefois, l'existence d'une première loi du 4 septembre 1942, à l'origine du départ forcé de plus de 250 000 ouvriers, était à l'époque ignorée ou négligée par les historiens et par l'opinion[3]. Son biographe Thomas Hofnung estime qu'il n'existe aucune preuve de volontariat et que Marchais fut plutôt muté outre-Rhin, dans le cadre de la réquisitiondes travailleurs de l'industrie aéronautique par l'Allemagne nazie. Pour contrer cette loi, des grèves, organisées clandestinement, souvent par des communistes, éclatent dans certaines usines comme Ratier à Figeac le 22 octobre 1942 (les seize ouvriers convoqués ne partiront pas mais l'usine continuera de fabriquer des hélices pour les avions Heinkel). De plus, deux décisions de justice, faisantsuite à une plainte de Georges Marchais contre ses détracteurs, établissent que Georges Marchais est bien parti en Allemagne sous la contrainte. Il figure donc parmi les premiers ouvriers transférés en Allemagne, à une époque antérieure au développement de la Résistance officialisée après la guerre et à la création des maquis, et n'a jamais revendiqué y avoir appartenu.

Carrière au PCF etadmiration du modèle soviétique:
En 1946, il est secrétaire du syndicat des métaux d’Issy-les-Moulineaux. Secrétaire du centre intersyndical CGT dans la même commune en 1951, secrétaire de l'Union des syndicats de travailleurs de la métallurgie de la Seine de 1953 à 1956. Membre du Parti communiste français (PCF) depuis 1947, c'est un camarade de travail de chez Voisin, catholique pratiquant habitantMeudon, qui l'a fait adhérer. Georges Marchais commence dès cette époque une carrière qui le propulse assez vite et durablement vers les sommets du parti, sans jamais avoir eu l'occasion de participer ni de s'exposer lors des évènements fondateurs de la geste communiste antérieure à 1945[5].
En 1956, Marchais est membre suppléant du comité central du PCF et secrétaire de la Fédération de laSeine-Sud, puis en 1959 membre du comité central et du bureau politique. À partir de 1961, il est secrétaire à l'organisation puis secrétaire général adjoint en 1970.
En mai 1968, il attaque dans un premier temps Daniel Cohn-Bendit, qu'il qualifie d'« anarchiste allemand ». Il critique les « faux révolutionnaires » du Mouvement du 22-Mars, dont l'« agitation », selon ses termes, « va à l'encontre desintérêts de la masse des étudiants et favorise les provocations fascistes »[6]. Face à la répression policière, Georges Marchais et le PCF soutiennent le mouvement étudiant et ses revendications. Ils appellent à l'union des étudiants et des ouvriers, et à la création d'une « Université moderne et démocratique qui doit remplacer l'université de classe actuelle »[7]. En décembre 1972, il devientsecrétaire général du PCF, succédant à Waldeck Rochet qui démissionne pour raisons de santé. Élu député de la 1re circonscription du Val-de-Marne en mars 1973 puis de la 11ème (Arcueil-Cachan-Villejuif) à partir du redécoupage électoral de 1986, il sera régulièrement réélu à chaque scrutin jusqu'en 1997. Son arrivée à la tête du PCF coïncide avec l'apogée de la puissance de l'Union soviétique et le...
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