Monde du travail

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 4 (802 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 9 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Depuis 1905, les socialistes français sont rassemblés dans la SFIO, section française de l’Internationale ouvrière.
À Jules Guesde, qui refuse de lutter contre la guerre , s’oppose en effetl’humanisme libéral de Jean Jaurès . Il y a également des militants qui se démarquent, comme Gustave Hervé, antipatriote et antimilitariste, qui encourage le sabotage . Il faut préciser que les socialistes enFrance sont en phase avec l’Internationale, qui déclare que c’est un devoir pour la classe ouvrière d’Europe de tout faire pour empêcher la guerre ou pour l’arrêter. Dès 1891, l’Internationalesocialiste invite « tous les travailleurs à protester, par une agitation incessante, contre toutes les tentatives de guerre »
le mouvement ouvrier est opposé à la guerre « bourgeoise » au besoin par la grèvegénérale. Face à l’extrémisme de Gustave Hervé, qui est pour la « guerre sociale », Jean Jaurès argumente en 1910 en faveur d’une armée de citoyens, contestant l’antipatriotisme de Hervé. Jaurèsn’est pas contre la guerre quand elle se limite à défendre le sol national
La Confédération générale du travail (CGT) de son côté se démarque du parti socialiste . elle souhaite rester indépendantevis-à-vis de sa politique. Elle ressemble à un véritable parti dont les vues sont la conquête révolutionnaire du pouvoir, grâce à la grève générale, et l’instauration d’une société nouvelle qui graviteautour des syndicats . Elle compte à peu près 700 000 syndiqués et constitue une véritable force ouvrière.Se situant principalement dans le cadre de la CGT, les anarchistes prévoient la réaction face à laguerre par le sabotage des voies ferrées, et des mobilisations.

Les plus modérés du mouvement ouvrier ont à partir de 1913, une nouvelle approche du problème de la guerre. Au lieu d’arrêter unpossible conflit d’urgence, ils favorisent la détente internationale que défend Jean Jaurès en 1913, au meeting du Pré-Saint-Gervais.« L’ennemi du prolétariat, ce sera le gouvernement qui refuse...
tracking img