Mondialisation et pays du sud

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  • Publié le : 12 décembre 2010
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Définition des pays du Sud : la plupart de l’hémisphère sud caractérisé par leur pauvreté ( Ils ne détiennent que 20 % de la richesse mondiale, alors qu’ils représentent 85 % de la population globale) et par la faiblesse de leur niveau de développement.( En moyenne, ces pays qui font partie du Tiers-Monde, on un IDH de 0.570).

Le Brésil, ce géant de l'Amérique du Sud, est à la croisée deschemins. Le pays pourrait devenir le pôle de tout le continent et négocier d'égal à égal avec l'Amérique du Nord. On constituerait ainsi un espace d'intégration économique réellement fonctionnel et prospère. Pour cela, des transformations importantes sont requises puisque le Brésil doit régler ses immenses problèmes sociaux, à commencer par une réforme agraire. Les enjeux sont gigantesques etengagent toute la société brésilienne, y compris les couches de la population jusqu'ici exclues de tout processus politique.

Éviter l'intégration continentale... par le bas
Selon Lula, le Brésil doit s'ajuster aux rapides transformations qui affectent l'économie continentale et internationale. L'ouverture du pays sur le monde (en particulier sur l'Amérique du Sud) est plus que jamais à l'ordre dujour depuis la création du Marché commun du Cône Sud, le Mercosur, qui lie l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. À la suite de la mise en place de l'Accord de libre-échange nord-américain en Amérique du Nord (l'ALENA, associant le Canada, les États-Unis et le Mexique), l'Amérique du Sud doit bouger.
Lula espère que la nécessaire intégration continentale qui découlera de tels accords nese fera pas par le bas, ce qui mènerait à une situation à la mexicaine. Au Brésil, explique-t-il, les organisations populaires ne s'opposent pas à l'intégration continentale mais elles ne veulent pas d'une égalisation à la baisse des salaires et des conditions de travail. Le contre-exemple mexicain inquiète: non seulement l'industrialisation promise par l'ALENA n'a pas dépassé le stade des usinesd'assemblage de voitures aussitôt réexportées vers les États-Unis, mais la crise engendrée par la déréglementation du secteur financier a abouti à la chute désastreuse de l'emploi, en plus de mettre quasiment en faillite les classes moyennes.
Pedro Bocayuva Cunha est un économiste brésilien travaillant pour un institut de recherche socio-économique proche des milieux syndicaux, la FASE(Federaçao de Orgaoes para Assistencia Social e Educational). Il estime que la stabilisation du taux de change et du niveau de l'inflation pourrait être menacée par les mouvements de capitaux. Des capitaux "fébriles" [de la hot money] entrent au Brésil parce que les taux d'intérêt y sont élevés et que la réglementation est complaisante. Mais il peut arriver que ces capitaux s'envolent si d'autres paysétablissent des règlements plus avantageux, affirmait Lula au cours du colloque.
Fait à noter, la Banque mondiale semble vouloir réexaminer les résultats obtenus à ce jour par l'ouverture économique et commerciale des pays. Pour éviter que ce mouvement de libéralisation soit déstabilisant, la Banque préconiserait la mise en place de mesures compensatoires pour permettre aux économies les plus faiblesde se diversifier et de se moderniser.
La stabilité économique dans le respect des droits
Le débat qui a cours actuellement au Brésil sur l'intégration continentale devrait porter sur ces mises en garde, conclut Lula. Il recommande que les syndicats nationaux participent aux discussions préparatoires qui définiront les structures de l'intégration. Le Mercosur pourrait d'ailleurs donner un jourdes leçons à l'ALENA! L'idée de base, note Lula, c'est que les travailleurs doivent être partie prenante du processus. Prendre la défense de son gagne-pain n'est pas antiéconomique en soi, ajoute l'ex-candidat à la présidence de la république.
L'économie brésilienne envisageant déjà d'autres transformations, notamment la privatisation d'une partie du secteur public, la société civile veut...
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