Mondialisation

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  • Publié le : 28 mars 2011
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1)Mondialisation et interdépendances

A) – L’explosion des flux mondiaux

1) Les hommes n’ont jamais été aussi mobiles

• La mobilité croissante des hommes reflète les inégalités du monde, qu’il s’agisse de flux de travailleurs, de réfugiés ou de touristes ; elle est facilitée par la multiplication des moyens de transport.
• Les flux de travailleurs migrants sontalimentés par les inégalités socio-économiques croissantes entre les pays : essentiellement Nord/Sud, ils sont passés de 45 à plus de 214 millions entre 1965 et 2009, auxquels s’ajoute un nombre d’illégaux estimé entre 25 et 40 millions de personnes.
• Le nombre de réfugiés, victimes de guerres ou de la répression politique, s’élève à 15.2 millions d’hommes qui se heurtent de plus en plus auxréticences d’accueil des pays riches soupçonnant une immigration économique.
• Le tourisme de masse, désormais à l’échelle de la planète, est passé de 25 à 880 millions de personnes entre 1950 et 2010. Mais seulement 8 % de la population mondiale sont concernés : l’Europe et l’Amérique du Nord fournissent l’essentiel de la clientèle du tourisme international et plus de 2/3 des destinations.2) Les échanges continuent leur expansion rapide

• L’essor des échanges internationaux est continu : en 2008, total des échanges de marchandises s’élèvent à 15700 milliards de dollars et celui des services à 3000 milliards. Depuis 1990, les trafics maritimes et aériens ont augmenté de 40 %, le trafic téléphonique de 500 %. Cet essor s’explique par la levée des obstacles douaniers, lesprogrès techniques, la baisse des coûts de transports et les stratégies d’investissement des FTN.
• Ces flux grandissants reposent sur l’efficience de puissants réseaux logistiques multimodaux qui relient entre eux, de manière sélective et hiérarchisée, des territoires lointains. La capacité à se doter d’infrastructures modernes exige des capitaux, des technologies que peu d’Etats possèdent.• Ces flux sont très polarisés par la Triade et la face orientale de l’Asie : quinze Etats réalisent 70 % des transports mondiaux. A l’opposé, de nombreux pays en développement sont marginalisés par le coût excessif des transports. La diffusion de l’Internet est tout aussi sélective : un quart de la population mondiale n’a pas accès à l’électricité et la moitié aux lignes téléphoniques.3) Aujourd’hui les flux de capitaux irriguent toute la planète

• Le marché financier est devenu réellement planétaire grâce à la création d’un système de communication qui relie les places financières 24 heures sur 24. La déréglementation permet aux banques et aux fonds de pensions et d’investissement d’orchestrer la mobilité des capitaux au-delà de leurs frontières, à la recherche dumeilleur profit pour leurs placements.
• La logique financière et spéculative domine la mondialisation : l’exigence de rentabilité des fonds placés s’impose comme une priorité aux chefs d’entreprises au détriment d’objectifs économiques, sociaux et environnementaux ; les Etats sont soucieux d’attirer et de retenir des capitaux dont le départ brutal peut déstabiliser des économies fragiles.• Les capitaux circulent essentiellement entre les pays riches : les investisseurs internationaux évitent la moitié de la planète jugée trop pauvre, instable, risquée. Moins du quart des investissements directs à l’étranger (IDE) parvient aux pays du Sud, en fait une dizaine de pays qui en concentrent 70 % dont 25 % pour la seule Chine.

B) – Les acteurs de la mondialisation

1) LesEtats-nations au cœur de la mondialisation

• La mondialisation est née de choix politiques et de stratégies économiques faits par les autorités des Etats capitalistes les plus puissants ; ils ont dérégulé et ouvert leurs économies, imposé leurs points de vue libéraux au reste du monde afin de renforcer leur domination. De même, ils prennent la tête d’organisations régionales de...
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