Mondialisation

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  • Publié le : 24 avril 2010
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L’anti-mondialisation et la violence :

quelles implications sécuritaires pour l’avenir ?

L’objet est de montrer dans quelle mesure le mouvement antiglobalisation est inscrit par différents acteurs dans le champ des nouvelles menaces.

1. Un mouvement aux contours flous

Les termes antimondialisation, antiglobalisation et altermondialisation sont indifféremment utilisés pourdésigner ce mouvement.

Le mouvement antimondialisation est souvent perçu comme un phénomène récemment apparu sur la scène médiatique à Seattle en 1999 alors qu’il s’inscrit en fait dans la continuité de mouvements antérieurs et dans la tradition des mouvements sociaux.

Il peut être vu de trois manières différentes :

- temporaire : sa composition est hétéroclite et différente àchaque regroupement.

- dangereux : il est une tentative de déstabilisation des instances en place.

- assimilé à une menace terroriste : suite aux attentats du 11 septembre 2001 et à la violence qui se dégage de chaque manifestation.

Ce mouvement est à l’origine d’une nouvelle forme de contestation puisqu’il devient un mouvement international en raison de la mondialisation. Ilrevêt aussi une nouvelle forme de militance en raison des nouveaux moyens de communication utilisés tels que le réseau internet, d’où l’importante médiatisation de chaque sommet.

Les groupes les plus importants sont les syndicats, les organisations non gouvernementales, des organisations nées du mouvement antimondialisation (ATTAC par exemple) et le Black Block(1).

Le mouvementantimondialisation est en constante progression depuis Seattle par le nombre de participants et le nombre de manifestations. Il se définit par des caractéristiques qui lui sont propres : la contestation, l’internationalisation et la transnationalisation. Le maître mot est la diversité: Il a des formes d’expression ponctuelles. Il s’agit en fait d’un agrégat d’initiatives collectives locales mais aussiinternationales aux revendications hétérogènes (d’ordre politique, économique). Les liens affinitaires reposent sur le rapport à l’économie. La remise en cause de la mondialisation libérale se couple avec un exercice du jeu démocratique légal. Les démocraties et le pouvoir légal se montrent beaucoup moins tolérants face à cette contestation.

L’antimondialisation en actes

2.1L’organisation des forums

Une rencontre implique nécessairement la présence de militants et de forces de l’ordre (policiers ou militaires).

L’organisation de rencontre est très importante en amont et en aval de la rencontre. D’une part, en amont, il faut contacter les militants par internet et les réseaux de communication. D’autre part, en aval, le mouvement repose sur deux éléments : lesmanifestations dans les rues qui assurent la représentation vis-à-vis des médias et le montage de débats et forum qui permettent le dialogue.

Les contre sommets suivent le calendrier établi des grandes manifestations (G8…). L’annonce a été faite à la fin du sommet de Davos que le prochain sommet aurait lieu en Inde et que le contre sommet aurait lieu à un autre moment. On assiste donc à uneémancipation du mouvement. La stratégie utilisée jusqu’à présent était la suivante : le contre sommet avait lieu en même temps pour bénéficier de la couverture médiatique du sommet politique ou économique. Cette simultanéité est fondamentale.

Pour les forces de l’ordre, leur mission se décompose en deux phases : le contrôle du passage des frontières et la parcellisation de l’espace (découpage en zonesrouges). Cette zone rouge devient alors un enjeu pour les manifestants.

2.2 Le rapport à la criminalisation et à la pénalisation.

La criminalisation est un terme récurrent chez les militants alors qu’en fait du point de vue des juristes, on se trouve dans la pénalisation. Le sommet de Gênes a créé un précédent par le déploiement de force opéré. Les militants pensent ainsi être...
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