Mondialisation

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  • Publié le : 8 mai 2010
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Les chefs d’entreprises se méfient avec raison des mots compliqués qui, souvent, déplacent de l’air au lieu de leur servir à mieux comprendre les rouages de l’économie. Mondialisation et globalisation, deux termes, que l’on rencontre tous les jours et qui nous concernent au plus haut point, mériteraient de figurer en tête de ces nuisances verbales. Le fait que la langue anglaise (dans sa versionpasse-partout qu’est l’Américain) n’utilise que le mot globalization n’aide pas.

Les Français mondialisent quand les Américains globalize, mais il ne faut pas chercher longtemps pour trouver des anglophones (universitaires, il est vrai), qui mondialize et même certains qui parlent de worldization…  En Français, le vocabulaire de l’économie recourt également au mot globalisation, et les articlessavants ne manquent pas, qui tentent de cerner la différence entre globalisation et mondialisation.

Dire que leur démonstration est tout à fait convaincante serait abusif, mais l’idée générale est simple : la mondialisation désigne la libéralisation des marchés et ses effets alors que la globalisation englobe tout ce qui permet à l’entreprise de transférer certaines de ses activités deproduction ou de services dans différents pays, afin d’améliorer sa compétitivité.

La mondialisation. - À peu près toutes les entreprises sont touchées par la mondialisation. La phase de mondialisation dans laquelle nous sommes (il y en eu d’autres; à titre d’exemple, les pays de l’Europe occidentale n’ont retrouvé que dans les années 1980 leur taux d’ouverture – échanges commerciaux/ PNB – d’avant1914) s’est accélérée dans ces années 80, sous les effets conjugués d’un libération des échanges (financiers et marchandises), d’une accélération des innovations technologiques et du développement des moyens de transport et des communications. Le volume des échanges commerciaux dans le monde est aujourd’hui 15 fois plus important qu’en 1950.

Bon gré mal gré, cette mondialisation nous a faitentrer dans l’ère de la concurrence généralisée. Notre marché s’est étendu à la planète, mais celui de nos concurrents aussi. On a calculé qu’en 1985 environ 2,5 milliards de personnes prenaient une part active à l’économie mondiale. En 2000, on pouvait parler de 6 milliards de personnes (effondrement du bloc soviétique, montée en puissance de la Chine et de l’Inde, croissance démographique). Même s’iln’y a que 10% de cette population qui puisse rivaliser avec nous, c’est assez pour que s’exerce en permanence et pour longtemps encore une pression à la baisse sur le prix des produits.

En une vingtaine d’années, les moyens qui permettent aux entreprises de s’adapter aux effets de la mondialisation se sont mis en place et sont désormais bien connus (mais pas forcément faciles à mettre enpratique) : ils portent principalement sur la rationalisation de l’entreprise (amélioration des processus et lean management notamment), les investissements en R&D, le renforcement des éléments de différenciation (qualités du produit ou extension de la relation client) et de la marque.
S’adapter à la mondialisation suppose aussi un gros effort de veille concurrentielle, puisque les chances de se fairesurprendre augmentent avec le nombre de nos concurrents potentiels. À Drummondville, au Québec, le président de la société Véranda Jardin se réjouit d’avoir trouvé pour ses balancelles des clients en Polynésie française et en Australie. Il est moins content d’apprendre que les Chinois viennent le concurrencer avec des produits similaires sur son principal marché d’exportation, les Etats-Unis.Sur le papier, le phénomène mondialisation est globalement positif : puisque nos acheteurs potentiels sont partout, cela devrait nous permettre de protéger notre entreprise en ne mettant pas tous nos œufs dans le même panier.
Dans les faits, les entreprises québécoises ont bien pris le virage de l’exportation mais pas celui de la mondialisation : elles se sont concentrées sur le grand voisin du...
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