Monnaie : du troc au chèque

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  • Publié le : 24 mars 2011
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La Monnaie
Notions liées : argent, troc, société, politique La monnaie permet de mesurer la valeur des biens, de les échanger dans un espace monétaire donné et aussi de conserver de la valeur dans le temps. On attribue trois caractéristiques à la monnaie : sa liquidité, sa fongibilité et son universalité, dans les limites d’une «  société monétaire  » déterminée. Argent, monnaie  : avec le latin(moneta, pecunia), le français est une des rares langues qui possèdent deux mots pour dire ce que la plupart des autres langues confondent (money, Geld, dinero, denaro...). La distinction couvre un jugement moral : la monnaie est vraie ou fausse tandis que l’argent est bien ou mal gagné. On dit que les pays latins ou catholiques seraient spontanément plus méfiants envers l’argent que les paysprotestants, anglo-saxons et nordiques.

I. Le troc : une pièce à deux face On va découvrir que tout le système économique contemporain est basé sur le troc. Son principe est celui de l’économie actuelle mais sa syntaxe entraîne sa péremption. A. Le principe de troc constitue le fondement du système économique On peut toujours accorder une valeur concrète (exemple: nourriture) à une prestation d’untout autre genre (exemple:oeuvre d’art, service). Le troc dépend d’une estimation qui est mesurée en fonction de la satisfaction du client. Pour faire l’analogie avec le système économique contemporain, une nourriture en plus grosse quantité pourra faire objet de l’échange si l’artiste introduit des notions publicitaires dans son troc (flatterie...). L’absence de monnaie universelle n’empêche pasla rémunération d’un service, rendu les primes, les intérêts, les traités, les échéances, ou les enchères. Le système économique existe depuis l’état naturel. B. La simplicité subjective du troc engendre l’éclosion du système bancaire... La facilité apparente du troc conduit à des échanges disproportionnés qui dénaturent a posteriori la valeur réelle des choses échangées. Une fois l’objet du trocéchangé, si un des opérateurs de la transaction veut récupérer un objet échangé il doit être disposé à le reprendre à une valeur supérieure à celle qui était fixée à l’origine : c’est le principe de spéculation. Le troc implique un échange travail-confiance. Dans un système idéal, l’argent devrait être la traduction des efforts de chacun – la subjectivité du troc, le marchandage, permet unevalorisation plus directe des efforts. Il faudra remarquer que sous autorité, le troc idéal s’apparente au système bancaire: on peut améliorer, amplifier et prévoir un résultat, en garantir sa pérennité, et permettre à l’investisseur de ne pas se tromper sur un investissement. Néanmoins, il y aura toujours un danger quant au caractère périssable des denrées qui ont valeur d’échange. C. ... etl’émergence de la monnaie Chacun, avant l’invention de la monnaie, avait tendance à privilégier ce qu’il appelait richesse : ce qui brillait pour lui. Ce choix se heurtant nécessairement, au moment de l’échange, aux choix et désirs des autres. Il fallait à chaque fois transiger : payer non avec la denrée précieuse à mes yeux, mais avec ce que les autres considéraient comme précieux. L’échange impliquel’estimation des autres. On a là les balbutiements d’un besoin d’un instrument d‘échange universel.

Ainsi dans un état antérieur de troc, chacun était intéressé à faire reconnaître ses propres biens comme échangeables aussi largement que possible. Chaque porteur de bien cherchait à imposer aux autres sa propre conception de la valeur. Mais comme ces biens peuvent devenir obscolètes ou peu pertinents(l’eau, recherchée dans le désert aura moins de valeur aux pieds des alpes), le besoin de sécurité va pousser le porteur à faire un effort d’abstraction et à faire ainsi émerger la monnaie, capable de s’échanger dans la plupart des circonstances : ce qui caractérise la liquidité de la monnaie.

II. Origine et évolution de la monnaie Historiquement donc, toute marchandise "universelle" a pu...