Monnaie

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  • Publié le : 26 juin 2011
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Chapitre 2
La demande de monnaie

1- L’APPORT DE LA THEORIE
1- L’ANALYSE CLASSIQUE
1- La monnaie n’est qu’un moyen de transaction
2- La monnaie n’influence pas l’économie réelle : la monnaie est
neutre
3- Le volume de monnaie en circulation peut influencer les prix
1.2 - L’APPORT KEYNESIEN
1.2.1 - Les nouveaux motifs de la détention dela monnaie.
1.2.2 - La monnaie est active
1.3 - L’APPORT DES MONETARISTES
1.3.1 - La monnaie a comme substitut l’ensemble des actifs qui
constituent le patrimoine d’un agent économique.
1.3.2 - Comme les classiques, les monétaristes considèrent que
la monnaie est neutre.

2 - LES RESULTATS ET LES DIFFICULTES DE LA MODELISATION
2.1 - LA DEMANDE DE MONNAIE EN TERMES REELS
2.2 - LESFACTEURS RICHESSE TOTALE
2.3 - LES FACTEURS D’ANTICIPATION DES PRIX ET DES
RENDEMENTS COMPARES DES DIFFERENTES FORMES DE
DETENTION DE LA RICHESSE.
2.4 - LES GOUTS ET LES PREFERENCES

Chapitre 2

La demande de monnaie

Analyser la demande de monnaie, revient à chercher les raisons pour lesquelles les agents économiques la détiennent.
Cette recherche peut s’appuyer sur l’analyse théoriqueet sur l’analyse empirique.

La première analyse permet de connaître les motifs profonds de la détention de la monnaie et les interactions entre celle-ci et l’activité économique.
La seconde analyse, en cherchant à quantifier la relation entre la demande de monnaie et ses déterminants, montre qu’il est très difficile d’obtenir une fonction stable de la demande de monnaie.

1 – L’APPORT DE LATHEORIE.

1.1 – L’ANALYSE CLASSIQUE[1]

Les classiques ont développé trois grandes idées relatives à la monnaie :
- la monnaie n’est qu’un moyen de transaction ;
- la monnaie n’influence pas l’économie réelle ;
- la monnaie influence les prix.

1.1.1 – la monnaie n’est qu’un moyen de transaction

Pour les classiques la monnaie n’est pas demandée pour elle-même. Le besoin qu’on a dela monnaie n’est autre chose que le besoin de marchandise qu’on achète avec elle. Autrement dit la monnaie n’est analysée que comme un moyen commode de faciliter les échanges. Finalement, écrit Jean-Baptiste Say, dans son traité d’économie politique (1803) : « l’argent n’est qu’un office passager (…) et, les échanges passés, il se trouve qu’on a payé des produits avec des produits ».

1.1.2 – lamonnaie n’influence pas l’économie réelle : la monnaie est neutre

Dans le schéma classique, la production et la consommation des biens ne dépendent que des demandes et des offres de ces biens. Il y a un équilibre qui ne dépend en aucune façon du « marché de la monnaie », dont le seul rôle est de fixer le niveau général des prix.
Cette absence d’interaction entre ce qui est « monétaire » et cequi est réel (activité économique de production et de consommation), cette neutralité de la monnaie, illustrée par la formule « la monnaie n’est qu’un voile » revient à nier la fonction « réserve de valeur » de la monnaie.

1.1.3 – Le volume de monnaie en circulation peut influencer les prix.

La relation entre monnaie et prix s’exprime par la célèbre équation de Fisher, connue sousl’appellation théorie quantitative de la monnaie, dont l’expression est la suivante : M V = P Q
Avec : P = prix
V = vitesse de la circulation
M = Masse monétaire
Q = Volume de transaction

On considère que V et Q sont constants (au moins à court terme), car ils sont déterminés par des habitudes qui n’ont aucune raison de changer radicalement. Ainsi P se trouve lié à la quantité de monnaie encirculation.
Autrement dit si les pouvoirs publics multiplient M par n, les prix P se trouvent multiplier également par n.
Cette théorie très simpliste reliant P et M peut rendre service pour expliquer les périodes d’hyper-inflation, en montrant que tout supplément de la monnaie en absence d’une augmentation de la production est forcement inflationniste.
L’équation de Fisher a été très critiquée :...
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