Montaigne

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  • Publié le : 17 mai 2010
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Introduction:

C’est en 1571, après avoir siégé au Parlement de Bordeaux pendant 13 ans, que Montaigne prend la décision de renoncer aux affaires publiques. Il fait aménager dans son château une tour où il installe sa bibliothèque qu’il nomme sa « librairie ». Il se met au travail et entreprend, dès l’année 1572 la rédaction de ses Essais.En mars 1580 Montaigne publia ses Essais  « un livre debonne foi » où il ne s’est « proposé aucune fin, que domestique et privée ».  C’est fidèle à cette annonce qu’il écrit le chapitre XXVI, « De l’institution des enfants » pour Diane de Foix, alors enceinte de son premier enfant. Dans un premier temps nous verrons la critique que fait Montaigne sur l'éducation traditionnelle,ensuite nous aborderons les méthodes d'un bon précepteur et enfin laformation de l'esprit que Montaigne prône.
I . Une critique de l’éducation traditionnelle

Montaigne emploie une tonalité très péjorative pour caractérisés l’éducation traditionnelle, fondée sur la notion de rabâchage ; « criailler » l-9. Le but du précepteur semble être de former des perroquets, l-10« redire ce qu’on nous a dit »
Il utilise une métaphore du gavage : critique de l’accumulation desconnaissance, l-9 : « comme si l'on verserait dans un entonnoir ».On peut voir aussi la valorisation excessive de la mémoire au détriment de la réflexion. l-27a32.

Selon Montaigne l’éducation traditionnelle force l’esprit à la soumission au lieu de le laisser s’épanouir : champ lexical de la soumission, l.36-37 « serve », « assujettis aux longes,,, ».Il y a la présence d'une métaphoreéquestre, que Montaigne file tout au long du texte, mise en relief par le rythme binaire et le parallélisme de construction l-17et37 référence au grandes lanières servant à faire manoeuvrer un cheval . De plus l’éducation traditionnelle soumet l’élève à la fois au caprice de la pensée du précepteur, «au bon plaisir des pensées des autres» l-35-36, et à son pouvoir, « sous l’autorité de leurenseignement».Montaigne critique enfin , sur un ton tout aussi virulent, la notion de cours magistral : l-13-14 « …je ne veux pas…je veux… ». Et il choisit deux arguments d’autorité pour étayer sa thèse : référence à Socrate et à Arcesilas, l-14-15. Or, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une réflexion sur le rôle du
précepteur.

II.Un bon précepteur

Montaigne énumère les qualités dubon précepteur,Montaogne estime nécessaire que le précepteur
observe l’élève afin d’apprendre à le connaître pour évaluer au mieux ses capacités et ses limites : « selon la portée de l’âme qu’il a en main » l-11.On observe un analogie entre le dressage du cheval et l’éducation de l’enfant : « la mettre sur la piste » l-12
Montaigne emploie une tournure impersonnelle à valeur généralisante ;il aun ton faussement neutre qui donne à l’opinion de Montaigne la force d’une vérité générale : « il est bon qu’il le fasse trotter devant lui pour juger de son allure l-17 ».Pour Montaigne un bon précepteur doit avoir des qualité de modesties qui sont indispensables : le précepteur ne doit pas chercher à éblouir son élève mais à l’éclairer.Il doit donc se mettre à sa portée , « Il se doit rabaisserpour s'adapter a sa force . » l-18 ;Le précepteur doit donner l’exemple de la maîtrise de soi , champ lexical de la proportion : le précepteur doit faire preuve de discernement : « une pareille mesure de conduite » l-24
Le précepteur doit faire appel à l’expérience personnelle avec la métaphore de la marche l-21-22 : idée qu’une montée présente moins de danger qu’une descente dont la vitessepeut faire perdre l’équilibre .
Montaigne insiste sur la nécessité de développer les capacités de compréhension : exiger « le sens…et la substance » de la leçon. l-27-28.
L’élève doit faire siennes les connaissances, se les approprier. Il doit montrer qu’il est capable de les reformuler, de les exposer d’une autre manière ; L29-30 : « qu’il le lui fasse mettre en cent visages… » . La chaleur de...
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