Mort-brassens

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1674 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 juin 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Georges Brassens : Dissertation sur la mort


Durant ces derniers siècles, la signification de la mort a considérablement évolué. Nous voyons cela en comparant la société actuelle à celle des païens. A l’époque, la mort n’était qu’une étape transitoire, un changement de monde. Cela signifiait simplement le début d’une autre vie, ce n’était donc pas associé à quelque chose de triste. Cetterenaissance était célébrée par un rituel, accompagné de danses et de chants ; maintenant ce qui reste de la cérémonie de mort est un passage triste sans le moindre plaisir, un enterrement rapide et précipité, accompagné d’une ambiance glaciale et frigide, ayant pour unique but de dire ses derniers adieux au défunt. Cette nouvelle vision de la mort vient, nous dit Brassens, de la bande auprofesseur Nimbus qui amène au XXème siècle la science moderne rationnelle et dite positive. Cette bande prétend avoir réponse à tout, même à l’une des plus importantes questions de l’humanité : « que devient-on après la mort ? ». Dans plusieurs de ses Poèmes et Chansons, Georges Brassens évoque le sujet de la mort ; comme la plupart des individus il a peur de mourir, c’est pourquoi il essaye dedédramatiser la mort afin de la rendre plus agréable et plus facile à accepter, malgré son côté marginal a vouloir faire différemment de la société, il n’écrit pas afin d’être immortel, mais souhaite simplement l’être. Il apprécie énormément la vie et ses plaisirs et lui trouve un sens, ceci le pousse à chercher un sens à la mort. Il va la dédramatiser en l’interprétant de manière humoristique et ensuite lamétaphoriser: il recherche une image peignant la mort pour s’en faire une idée précise et pour la rendre moins effrayante.

Tout d’abord, afin de comprendre entièrement le thème de la mort, il est important de préciser que Georges Brassens aimait la vie et profitait le plus possible de ses plaisirs. De nombreux poèmes et chansons sont un véritable hymne à la vie comme par exemple Suppliquepour être enterré à la plage de Sète, dans lequel Brassens nous fait part de ce qu’il aime. Georges Brassens était un bon vivant, il aimait boire du bon vin, ainsi qu’écouter de la bonne musique. Il ne se privait pas non plus de combler ses autres petits plaisirs. C’est particulièrement grâce à cette hymne que nous comprenons l’angoisse et la désapprobation de Brassens face à la mort et sondéroulement. Il sait que la mort est « mort » que par rapport au vivant, il essaie donc éperdument de lui trouver une signification et un sens.

A l’époque, la mort était considérée comme un passage, une étape de transition, on pourrait même la qualifier de renaissance. Elle consistait à changer d’endroit, d’état. On n’y voyait pas tant de mal à ça, mais cela ne nous permet tout de même pas d’affirmer queles gens se réjouissaient de franchir le cap de la mort, bien évidemment il y a toujours des exceptions, comme les individus à tendance suicidaire, n’ayant plus aucune raison valable de vivre (ce qui est tout l’opposé de Brassens) comme par exemple Joseph ou encore le père Pinget dans Le Garçon Savoyard, mais en règle général, l’homme n’éprouvait pas une telle appréhension face à la mort. Eneffet, à l’époque « le moindre mortel avait l’éternité » (Le Grand Pan) et s’en allait avec les Dieux dans « le céleste empire » (ibid.) sans aucune crainte : « [c’était] presque un plaisir de rendre le dernier soupir » (ibid.). Mais avec l’arrivée de la science, la mort devient naturelle : « Mais, se touchant le crâne en criant : « J’ai trouvé ! » la bande au professeur Nimbus est arrivée, qui s’estmise à frapper les cieux d’alignement, chasser les Dieux du firmament » (ibid.). La mort perd donc tous ses mystères et ses significations mystiques et donc ainsi elle perd tout son sens. Il n’y a plus de Panthéon, il n’y a plus de rituel, par exemple dans Les Funérailles d’antan, Brassens dénonce l’évolution de la mort engendré par la science moderne quand il nous dit : « Mais les vivants...
tracking img