Mort de manon lescaut

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  • Publié le : 7 mai 2011
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INTRODUCTION



Les turpitudes et aventures rocambolesques qui ont conduit le chevalier des Grieux et Manon Lescaut en Louisiane semblaient s'être apaisées. Mais une idée fatale leur est venue: celle de se marier, premier pas pour consommer une reconversion, et entamer enfin une vie rangée, modeste et pieuse.



Ici va s'accomplir avec force l'ironie d'un sort que Des Grieux avaitlui-même auguré: "J'ai remarqué, dans toute ma vie, que le Ciel a toujours choisi, pour me frapper de ses plus rudes châtiments, le temps où ma fortune semblait le plus établie".



Car si le fripon de Des Grieux et la catin de Manon, comme on a tantôt dit, ont opiné pour le mariage, le Ciel, lui, en a décidé autrement, et suscite un rival au chevalier des Grieux. Ce dernier n'a d'autre recours quele duel, durant lequel il blesse grièvement son adversaire qu'il croit laisser sans vie, pour prendre ensuite le parti de la fuite dans le désert d'un Nouveau Monde peu accueillant.



C'est là que Manon succombe d'épuisement.



Notre analyse de ce passage en rendra compte par l'examen de l'organisation du récit, qui fait place à une intéressante scène pathétique, dont nousproblématiserons la signification d'ensemble.





1 / Structure du récit





A- Organisation





Il s'agit d'un récit parfaitement chronologique (quoiqu'il soit rapporté), et qui suit une linéarité sans surprise, sans rebondissement (// contraste)



On peut dégager trois temps forts:



1 / Les marques mutuelles d'affection des 2 amants, suivies d'une intervention dunarrateur. 2/ La mort de Manon, une nouvelle intervention.



Y L'enterrement de Manon.



Le récit arbore une remarquable MODÉRATION (3 phrases exclamatives seulement) en contraste avec le reste du roman (peinture d'excès et de dérèglements, psychologie).



Par ailleurs, 2 interventions rapprochées > marquent -/' intensité de la douleur.



A plusieurs reprises, des Grieux, enracontant son récit, prévient le marquis de Renoncourt par des formules telles que:



X "Ceci n'a pas d'exemple"



- "Il faut l'avoir vécu" X "Il n'y a rien de pire" Cette fois-ci, formule similaire, tragique IR point névralgique. L'organisation est donc bâtie autour d'un fait unique: Manon Lescaut meurt, et avec elle s'estompe tout intérêt pour la narration, ou pour la peinture dessentiments amoureux de des Grieux. Ainsi, ce récit, quoique structuré et indispensable, semble être un récit forcé (difficulté et douleur de le faire, minimum dit, ne pas en demander trop > dénouement véritable. Le narrateur n'a plus le même enthousiasme, ni la même sincérité ( > profession de sincérité) On note par ailleurs FLUIDITÉ (pas de liens logiques lourds, utilisation d'une syntaxe simple,action dépouillée, not. > Enterrement) et SIMPLICITÉ (vocabulaire, juxtapositions) 13- Esthétique classique > Généralités romanesques:





* flou temporel: "aussi longtemps", "une partie de la nuit", "dès le point du jour", "que J'ai traîné, depuis", "vingt-quatre heures", "le second jour" > loin d'être au centre. lieu: direction > colonie britannique, traverser stériles campagnes, quelquesmontagnes très élevées: "deux lieues": 9 km "au milieu d'une vaste plaine", pas d'arbre pour se mettre à couvert. "Campagne couverte de sable".





> Décence:





* recours aux périphrases, euphémismes: "Je la perdis", "idole de mon coeur"; métonymie: "le



Ciel"



* absence de description; refus d'effets faciles.



* syntaxe simple, pas de discours direct:"Elle me dit d'une voix" > modération de l'expressivité. C- Ton du récit





> Tristesse: accablée, lassitude, mortellement, soupirs (2), malheureux. > Calme et chaleur: tendresse, ardeur, chaleur, doux, plaisir, tranquillement. 1-1 Tragique > pathétique: pleurer, horreur, déplorable, mourir, désespoir. Les deux personnages sont surpassés par les événements, ils sont dans une situation...
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