Mort et résurection de léopoldine

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Antiquité et moyen-âge - Aristote 384 - 322 av. J.-C
Éléments de biographie
Philosophe grec, né à Stagire en 384 av. J.-C. et mort à Chalcis en 322 av. J.-C. Fils d'un médecin du roi de Macédoine, il sera le précepteur d'Alexandre le Grand.
Élève de Platon à l'Académie, il fonde par la suite sa propre école, le Lycée. Il laisse une oeuvre encyclopédique qui ne sera publiée qu'en 60 av. J.-C.et fera l'objet de nombreux commentaires dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. La totalité de son oeuvre est traduite en latin au XIIIe siècle à partir de l'arabe (la plupart des textes grecs sont introuvables).
Thomas d'Aquin fera de l'aristotélisme la doctrine officielle de l'Église alors que la pensée moderne à partir de Descartes s'établira contre elle.
 
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 Thèmes majeurs"La philosophie est fille de l'étonnement", dit Aristote (Métaphysique A, 2, 982 b 10)
La logique
Il n'y a de science, dit Aristote, que du général et du nécessaire. L'instrument (organon) de la science est le syllogisme, raisonnement qui permet, à partir de prémisses, de tirer une conclusion nécessaire. La généralité de la déduction est assurée par le fait que le syllogisme tire sa validité desa seule forme, indépendamment du contenu. Aristote est le fondateur de la logique formelle.
La forme " classique " du syllogisme est la suivante :
Tout A est B
Or tout C est A
Donc tout C est B
Exemple :
Tous les hommes sont mortels.
Or tous les grecs sont des hommes.
Donc, tous les grecs sont mortels.
Aristote dégage les formes de syllogismes valides et les règles de raisonnementcorrespondantes.
[pic]Connaissance et démonstration
 
 
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 La métaphysique
Platon séparait le monde sensible (les apparences) du monde intelligible (les idées) et faisait du monde intelligible la seule réalité, fondement de toute vérité. Mais pour Aristote, une telle séparation enlève toute intelligibilité au monde. Pour lui, l'intelligibilité est présente en chaque être. Le monde estconstitué de substances. La substance peut être soit la matière, soit la forme, soit un composé des deux. La forme est ce qui, en chaque être, est général, donc intelligible. Par exemple la forme d'un chien est ce qui est commun à tout chien. La matière est ce qui est particulier, donc inconnaissable.
Il y aurait une hiérarchie des êtres, de la matière informelle inconnaissable à la forme pureparfaitement intelligible (Dieu). Cette hiérarchie justifie ce qu'Aristote appelle l'esclavage par nature.
A cette hiérarchie des êtres correspondrait une hiérarchie des mondes. Le monde sublunaire, avec au centre la terre, serait le monde changeant des composés de matière et de forme; le monde supralunaire serait le monde quasi immobile des êtres presque immatériels, avec, à sa périphérie, Dieu commeforme pure.
Aristote définit la "philosophie première" (la première des sciences) comme la science de l'Être en tant qu'Être. L'Être peut se dire selon différentes classes de prédicats: la substance (Socrate est un homme), la qualité (Socrate est laid), le lieu (Socrate est sur l'agora), etc., bref selon toutes les catégories dont une liste exhaustive ne nous est jamais donnée. Ce sont de cescatégories que doit traiter cette science universelle, science des formes, qui sera nommée "métaphysique" par l'éditeur d'Aristote.
Liste des dix catégories fondamentales : substance, quantité, qualité, relation, lieu, temps, position, possession, action, passion.
 
 
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La physique
La physique est la "philosophie seconde". C'est à la fois une théorie du mouvement et une cosmologie.Le mouvement est défini comme l'effet d'une imperfection : c'est l'être qui cherche à se réaliser (à actualiser son potentiel). Un monde parfaitement ordonné serait totalement au repos. Le mouvement circulaire, parce qu'il ramène toujours au même point, serait le moins imparfait des mouvements (le plus proche de l'immobilité). Tout mouvement doit avoir une cause. Aristote distingue quatre types...