Mouche d'or ( nana-zola)

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  • Publié le : 4 avril 2012
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Séquence 5 Lecture analytique

Nana


Texte B, extrait du chapitre VII, « La Mouche d’or »


Eléments d’introduction :
L’œuvre :
- Roman publié en 1880, d’abord en feuilleton puis en volume : grand succès.
- Neuvième tome de la série des Rougon-Macquart.
- Zola chef de file des naturalistes.
- Personnage éponyme, jeune comédienne de théâtre, provocante, attisele désir des hommes, incarne à elle seule la décadence de la société mondaine du Second Empire
L’extrait :
- C’est au chapitre VII que la relation Nana/Muffat devient passionnelle.
- Dans cet extrait, Muffat lit l’article du journaliste Fauchery, publié dans le journal Le Figaro et qui a pour titre « La Mouche d’or ».
- Il voit dans le même temps Nana se contempler nue dans unmiroir et prend soudain conscience que la jeune femme est l’objet de sa perte.
- Composition de l’extrait : article restitué indirectement (l.1 à 24), passage de transition qui amorce la prise de conscience de Muffat (l.25 à 34), portrait de Nana au miroir (l.35 à 51), révélation de Muffat (l.52 à 62) → alternance Nana / Muffat : construction binaire.
- Scène intime en deux temps qui révèledeux portraits de l’héroïne et aboutit à la révélation de Muffat.


→ Plan

I. Un double portrait de l’héroïne
II. Les réactions de Muffat



Un double portrait de l’héroïne


1. Nana en « Mouche d’or » : l’article de Fauchery
- L’article, lu par Muffat, est retranscrit indirectement. Le texte en fournit une sorte de résumé.
- L’article s’ouvre surdes considérations naturalistes : Nana est le résultat de « quatre ou cinq générations d’ivrognes » l.4-5 au « sang gâté par une longue hérédité de misère et de boisson » l.5-6. On reconnaît ici la théorie naturaliste de Zola. Le mot « hérédité » et plus loin l’expression « détraquement nerveux » l.7, placent d’emblée le portrait de Nana sous le signe de la fatalité naturelle et sociale telle quese propose de la montrer Zola dans ses romans.
- Première métaphore filée : la plante. Nana, comme de la mauvaise herbe, a « poussé dans un faubourg, sur le pavé parisien » l. 8. « ainsi qu’une plante de plein fumier » l.9-10. La comparaison, peu flatteuse, introduit ici le thème de « la pourriture » l.11 avec l’utilisation du mot « fumier ». « grande, belle, de chair superbe » l.9 : allusionà la capacité de séduction de Nana, vue ici comme une femme fatale.
- Cette « pourriture » venge le peuple. Nana en effet, fille de « gueux  et d’abandonnés dont elle était le produit » venge sa classe en « corrompant et désorganisant » l.15 la bonne société qui vient se perdre « entre ses cuisses de neige » l. 15-16. Ainsi le narrateur précise qu’elle « pourrissait l’aristocratie » l.12-13.On reconnaît ici la volonté de Zola d’inscrire Nana dans une lignée. Fille de Gervaise, héroïne de L’Assommoir, Nana est l’instrument de la vengeance d’une famille mais aussi de tout un peuple miséreux.
- Le portrait de Nana en « force de la nature » l.13 et « ferment de destruction » l. 14 dépasse donc, comme dans l’extrait A, la simple dimension naturaliste et acquière ici une dimension demythe.
- La comparaison du tout Paris qu’elle fait « tourner, comme des femmes chaque mois font tourner le lait » l. 16-17, renvoie à la croyance populaire des menstrues tenues responsable de la mauvaise qualité du lait des femmes nourrices. Le terme « tourner » a ici un double sens : Nana tourne la tête de ses prétendants en même temps qu’elle tourne, c’est-à-dire pourrit, leur vie, comme ondit du lait qu’il est tourné, avarié.
- La comparaison avec la mouche qui donne son titre à l’article apparaît à la fin de celui-ci. Le terme « mouche » est répété trois fois l.18, 19 et 20. Cette comparaison renvoie une fois de plus à la basse extraction de Nana. Elle en fait un élément féminin à la fois séduisant et repoussant : alliance des contraires.
- Le titre de l’article...
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