Moyen age

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  • Publié le : 6 mai 2010
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Les relations entre seigneurs et paysans, le rôle de l’Eglise
Introduction :
la naissance de la société féodale autour des années 1020
Depuis la fin du Xème siècle, un ordre seigneurial s’est en effet imposé dans les sociétés
occidentales. Organisé autour des seigneuries châtelaines, il permet l’émergence progressive
de la féodalité, de la chevalerie et d’une nouvelle noblesse quidevient rapidement une caste.
La paysannerie trouve alors engagée dans de nouveaux rapports de dépendances très contraignants.
Quant à l’Eglise chrétienne, elle occupe, tout au long du Moyen Age, une place centrale
dans la société Autour de l’an Mil, et surtout à partir du milieu du XIe siècle, elle connaît une période* *de réforme et de renouveau qui la conduit à prendre la tête d’unevaste offensive visant à étendre la chrétienté aux dépens des peuples non chrétiens (croisades), et à s’affirmer dans le monde occidental, sur les plans politique, idéologique, social, économique, mais aussi culturel et artistique (diffusion de l’art roman puis de l’art gothique) en Europe.
1. Les relations entre seigneurs et paysans
1.1. Seigneurs et paysans dans la société féodale
1.1.1.L’ordre des seigneurs
►Les seigneurs appartiennent à des lignages (familles) privilégiés : ils constituent
rapidement une caste fermée, la nouvelle noblesse.
ce qui les caractérise avant tout,
c’est leur fonction guerrière : ce sont des chevaliers
L’entrée dans la chevalerie,
rapidement réservée aux jeunes issus des lignages nobles, est marquée par une cérémonie, qui
prend uncaractère religieux, l’adoubement.
Cette militarisation explique la violence qui préside à la naissance de l’ordre seigneurial.
Pour canaliser cette violence, l’Eglise impose des
moments de paix, lance le mouvement des croisades, et favorise l’émergence d’une
idéologie chevaleresque, portée par les romans courtois (ex. ceux de Chrétien de Troyes) et
reposant sur la défense devaleurs chrétiennes : le courage, la générosité, la fidélité, la
défense des faibles.
►Progressivement des relations contractuelles s’établissent entre les seigneurs, garantes
de la paix : les relations féodales. Des seigneurs s’engagent par contrat lors d’une cérémonie
publique, l’hommage, se jurant fidélité, aide et conseil. Dans cet échange, l’un des seigneur,
le vassal, reçoit, de lapart de son suzerain, un fief, souvent une seigneurie, qui est chargée
de pourvoir à son entretien (chaque vassal tient donc une terre d’un seigneur, terre qui peut
être confisquée en cas de trahison).
Ces fiefs sont héréditaires. C’est ainsi que se construit progressivement une pyramide
féodale de fidélités dans laquelle un seigneur peut être à la fois suzerain et vassal, pyramideau sommet de laquelle se place le roi de France (qui ne peut être le vassal de personne).
Ensuite, se trouvent les grands princes, ducs et comtes, installés dans de grandes régions et
contrôlant plusieurs comtés.
En dessous
on trouve les sires châtelains, plus ou puissants, contrôlant un ou plusieurs châteaux.
A la base, on
trouve les chevaliers qui ne possèdent pas de châteaux.►Le château est le symbole du nouvel ordre seigneurial, mais aussi de sa domination et de
son emprise sur la société. A la fois forteresse militaire (enceinte, donjon, motte, fossé),
centre des pouvoirs du seigneur qui s’exercent sur tous ceux qui vivent dans et autour du
château, il symbolise aussi l’enracinement du lignage dans un espace.
Le mode de vie aristocratique s’organiseautour de deux activités essentielles : la chasse et
le tournoi. Les premiers tournois apparaissent dans les années 1120 et se présentent d’abord
comme un exercice militaire se substituant à la bataille dans un champ très vaste (sorte de
défouloir général). Peu à peu ils évoluent pour devenir des lieux de représentation de la
noblesse où l’on s’affronte individuellement pour montrer...
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