Multiculturalisme-charles taylor

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MULTICULTURALISME Charles Taylor Edition Champs Flammarion 2003 I. Comment la reconnaissance forge notre identité 1. La reconnaissance est un besoin vital Taylor commence par donner une définition de l’identité : elle désigne qch qui ressemble à la perception que les gens ont d’eux-mêmes et des caractéristiques fondamentales qui les définissent comme êtres humains. La thèse centrale de son livreest que notre identité est partiellement formée par la reconnaissance ou par son absence, ou encore par la mauvaise perception qu’en ont les autres. Ds ce dernier cas, une personne ou un groupe de personnes peuvent subir un dommage si les gens ou la société qui les entourent leur renvoient une image méprisable d’eux-mêmes. Exemple de l’image négative de la femme ds soc patriarcales : Ds de tellessoc, les femmes ont été amenés à avoir une image dépréciative d’elles-mêmes, et ont intériorisé cette image. D’où, même si les obstacles à leur progression disparaissent, elles peuvent être incapables de tirer partie de ces possibilités nv, car au-delà, elles sont condamnées à subir la torture d’une mauvaise estime de soi. ⇒La reconnaissance n’est pas simplement une politesse que l’on fait auxgens : c’est un besoin humain vital. 2. La notion d’idéal d’authenticité que chacun veut atteindre Ensuite, une autre notion essentielle est évoquée, qui est l’idéal d’authenticité. C’est en fait être fidèle à moi-même et à ma propre manière d’être. Être fidèle à moi-même signifie être fidèle à ma propre originalité qui est qch que moi seul peut énoncer et découvrir. En l’énonçant, je me définismoi-même du même coup. C’est la notion de base de l’idéal d’authenticité : il m’invite é découvrir ma propre façon originale d’être. Par définition, cette manière d’être ne saurait dériver de la soc, ms doit être engendrée intérieurement. 3. la reconnaissance se fait à deux échelles Le livre de Taylor a donc comme sujet central la politique de reconnaissance. A la p.55, la deuxième partie débute ainsipar la discrimination du discours de reconnaissance sur 2 plans : • La sphère privée = la formation de l’identité et du moi, qui prennent place ds un dialogue et une lutte poursuivie avec les autres qui ns importent. • La sphère publique où la politique de reconnaissance égalitaire a fini par jouer un rôle de +/+ imp. II. Les deux notions de politique de reconnaissance égalitaire 1. Deux visionsdifférentes pour une même notion Taylor va ainsi tenter d’analyser ce que, ds la sphère publique, une politique de reconnaissance égalitaire a signifié et pourrait signifier. Cette politique signifie 2 choses différentes : • Une politique d’universalisme mettant en valeur l’égale dignité de ts les citoyens, et égalisant les droits et les attributions. Ds cette politique, il faut éviter à tt prixl’existence de citoyens de « première » et de « seconde » classe. Cette politique est apparue avec la passage de l’honneur (intrinsèquement lié aux inégalités ds l’Anc

Régime puisque cette notion n’existe que si certaines personnes reçoivent un honneur) à la dignité (sens universaliste et égalitaire = tt le monde en est investit). • Au contraire, le dvpt de la notion moderne d’identité a donnénaissance à une politique de la différence : on ns demande de reconnaître l’identité unique de cet individu ou de ce gr, ce qui le distingue de ts les autres. Exigence de reconnaissance = volonté d’avoir un principe d’égalité universelle. La politique de la différence dénonce ts les discriminations et refuse tt citoyenneté de seconde classe, ms promeut la reconnaissance de la spécificité. 2.Divergence énorme entre ces deux politiques La politique de dignité universelle a lutté pour des formes de non-discrimination qui étaient parfaitement aveugles aux façons dont les citoyens différent entre eux / pour la politique de la différence, la non-discrimination requiert que ns fassions ces distinctions le fondement même d’un traitement différentiel. III. Explication de l’un des fondements de...
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