Musicologie

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David Vinckboons (1576-1629), Kermesse, détail bois.

Sommaire

* Introduction → page 3
* La moralité → page 4
* La sotie → page 6
* La farce → page 8
* Conclusion → page 10
* Bibliographie → page 11

Introduction
Le théâtre médiéval apparuau XI e siècle jusqu’au XVI e siècle, se divisait en deux catégories. D’une part le théâtre sacré, où l’on se servait du genre pour diffuser le message religieux. Mais aussi en parallèle, le théâtre profane. Il s’agit d’un genre comique mettant en scène la vie de tous les jours. Or, le théâtre profane avait surtout une dimension très satirique, qui plaisait énormément au peuple, mais quidemandait une prise de risque face à la censure. Le théâtre profane a alors permis de développé l’éprit de déraison dans tout le Moyen-âge et les esprits les plus respectables ont ainsi accepté de se voir caricaturer.
On distingue trois genres principaux du théâtre profane : la moralité, la sotie, et la farce.

La Foire paysanne, par Pieter Balten, v. 1525-v. 1598 (Musée du théâtre d'Amsterdam).La Moralité

Cette forme dramatique en vers (à peu prés 1500 vers par pièce) apparaît en 1427[] et se développe au XVe siècle surtout en France et en Angleterre. C'est une allégorie à caractère satirique ou éducatif, représentant les vices et vertus des hommes ainsi que les défauts de la société. C'est l'ancêtre de tout théâtre didactique. C'était une pièce difficile à comprendre et à suivre,surtout lorsqu'elle était jouée sur une place publique, car il y avait de mauvaises conditions d'acoustique.

La moralité veut donner du monde une explication allégorique et proposer aux spectateurs des choix moraux et existentiels, en lui faisant comprendre le sens caché des forces qui gouvernent son existence. Elle connaît un grand succès au XVe siècle et disparaît progressivement auXVIe siècle quand le théâtre se tourne vers l’imitation de la réalité.
La moralité apparait également dans le théâtre sacré. Elle sera notamment utilisée par les Réformés avec un objectif polémique, dans des « moralités de combat », avec un but de propagande évangélisante. On en dénombre 23 de ce type, soit le tiers du répertoire subsistant des moralités du XVIe siècle. Leur représentation a parfois mis endanger les acteurs : à Paris en 1540, cinq acteurs ont été noyés dans la Seine pour avoir monté une moralité protestante estimée hérétique. []
Mais la majorité des moralités restent des pièces profanes à tonalité satirique, voire politique. Avec ou des pièces comme la Moralité à cinq personnages, la Moralité du Pauvre peuple, apparaît un théâtre qui pose des questions politiques sur l’état de lasociété.
Les moralités utilisent un dispositif scénique semblable à celui des mystères : estrades uniques ou multiples selon la taille de la pièce ; « mansions » en décor simultané. Le choix moral se donne à voir à travers le déplacement accompli devant le spectateur, de gauche à droite, vers une destination bien visible (Enfer et Paradis figurent sur l’estrade). Certaines pièces comme LaMoralité de Bien avisé Mal avisé donnent des précisions sur la disposition du lieu : deux itinéraires, l’un à droite et l’autre à gauche, sont matérialisés par des marches ; une haie d’épines sert de frontière ; sur le côté droit figure une roue de Fortune sur laquelle on fait monter puis dégringoler des acteurs. Des masques complètent le déguisement. Les costumes obéissent à un code : le juste est enbleu, le pécheur en rouge, le libre arbitre porte un habit à deux couleurs, symbole de choix.
Quelques exemples de Moralité :
* The Pride of Life : la plus ancienne moralité connue, peut-être écrite en 1337[
* L’Alliance de Foi et de Loyauté, composée à Liège à la fin du XIVe siècle, fait allusion aux luttes politiques dans l’évêché de Liège et prône la réconciliation.
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